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	<title>marées vertes:  que faire?marées vertes:  que faire? &#187; phosphates</title>
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		<title>En bref, pour ceux qui sont pressés.</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 18:06:16 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Signalés dès 1924 par un agronome sur des plages de Bretagne Nord, des échouages d&rsquo;algues vertes, plus précisément des ulves, sont observés sur de nombreux sites, mais en quantités importantes et gênantes seulement sur une grosse demi-douzaine de sites. Ces échouages n&rsquo;ont pris une importance vraiment problématique qu&rsquo;à partir de la fin des années 60, les constructions de résidences secondaires et d&rsquo;hôtels avant cette période, par exemple à La Lieue-de-Grève, en attestent : si les échouages avaient eu l&rsquo;ampleur qu&rsquo;ils ont maintenant, personne n&rsquo;aurait construit sur le bord de cette plage magnifique.</p>
<p>Il est donc difficile d&rsquo;imaginer que le développement de l&rsquo;activité humaine en général, et de l&rsquo;agriculture en particulier n&rsquo;aient joué aucun rôle dans l&rsquo;augmentation des marées vertes. Les rejets ayant été multiples, et les algues vertes ayant des besoins divers, on ne peut toutefois pas faire porter à priori la totalité de la responsabilité sur les seuls nitrates d&rsquo;origine agricole. Les rejets de phosphates ont été considérables, et l&rsquo;agriculture n&rsquo;en est pas la seule responsable. (voir <a href="http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/007942-01_rapport_cle2e3e51.pdf" target="_blank">rapport</a> « Chevassus »).</p>
<p>Mais les stocks de phosphates présents dans les sédiments interdiraient tout espoir de résultat à court ou moyen terme par le biais d&rsquo;une seule action sur les rejets de phosphates. La recherche de moyens d&rsquo;éviter le relargage de ce stock de phosphore serait peut-être envisageable.</p>
<p>La solution retenue et mise en œuvre est donc d&rsquo;essayer de faire mourir les marées vertes d&rsquo;un manque de nitrates. Pour simplifier, comme on ne peut pas les faire disparaître en les privant de CO2, ni de lumière, ni de phosphates, ni de tout autre nutriment, le moins difficile, (mais très difficile quand même ) semble être de les priver de nitrates.</p>
<p>Les modélisations proposées par l&rsquo;IFREMER et le CEVA indiquent qu&rsquo;il faudra atteindre des taux inférieurs à 10 mg/litre de nitrates pour espérer un résultat ; ce qui est d&rsquo;ailleurs confirmé par l&rsquo;histoire des marées vertes : elles n&rsquo;ont été considérées comme un problème à la Lieue-de-Grève qu&rsquo;en 1968, alors que les taux moyens de nitrates dans les rivières bretonnes semblent (il y a bien peu de données à cette époque) n&rsquo;avoir dépassé 5 mg/litre qu&rsquo;après 1970. (Rappelons que l&rsquo;eau, pour être considérée comme potable, doit contenir au maximum 50 mg de nitrates par litre, c&rsquo;est à dire dix fois plus !)</p>
<p>La <a title="Actions préventives: plan, coût et limites" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/actions-preventives-plan-cout-et-limites/" target="_blank">modélisation</a> réalisée sur le bassin versant du Yar indique qu&rsquo;il faudrait supprimer totalement l&rsquo;agriculture pour espérer arriver après quelques années à moins de 10 mg/litre. Encore n&rsquo;y a-t-il sur ce bassin versant que des élevages de bovins, dont trois qui font aussi du porc ; on est donc bien loin de l&rsquo;agriculture intensive hors-sol toujours considérée comme responsable.</p>
<p>Le choix qui se présente est le suivant: soit on maintient la pression sur les agriculteurs pour les contraindre à diminuer les fuites de nitrates, mais on sait que les taux ne descendront jamais sous 10 mg/litre, et dans le cas de la Lieue-de-Grève on ne viendra jamais à bout des marées vertes, soit on supprime totalement l&rsquo;agriculture sur ce bassin versant, et&#8230; on ne sait même pas ce qui se passera !</p>
<p>En effet, rien ne permet d&rsquo;affirmer que les stocks d&rsquo;azote organique du sol et du sédiment sous la plage, ou les organismes capables de capter l&rsquo;azote de l&rsquo;air, ne viendront pas pallier la diminution des nitrates en provenance de l&rsquo;agriculture. Donc rien ne permet d&rsquo;affirmer que les efforts accomplis ne demeureront pas vains.</p>
<p>Parce que rien ne permet aujourd&rsquo;hui de dire que ce ne sont pas les phosphates qui étaient limitants avant l&rsquo;aggravation du phénomène.</p>
<p>C&rsquo;est à dire que même si l&rsquo;idée de lutter contre les marées vertes en diminuant les flux de nitrates est recevable (encore que Guy Barroin de l&rsquo;INRA pense qu&rsquo;elle ne l&rsquo;est pas ou en tout cas pas utilisée seule), rien ne dit que cette méthode sera efficace. (On ne peut bien sûr pas exclure que cela fonctionne sur certains sites et pas sur d&rsquo;autres.)</p>
<p>Dans tous les cas, le combat sera très long, parce que les nitrates ne sont pas encore limitants : s&rsquo;ils l&rsquo;étaient, la production d&rsquo;ulves varierait annuellement suivant les flux de nitrates, or ce n&rsquo;est pas le cas. Cela signifie que la diminution des flux de nitrates sera sans effet aussi longtemps que les nitrates ne seront pas devenus limitants.</p>
<p>Et à ce moment là, on ne sait pas comment se comporteront les autres sources d&rsquo;azote évoquées plus haut, compte-tenu des stocks d&rsquo;azote et de phosphore dans les sols et les sédiments.</p>
<p>Pour la lutte contre les flux de nitrates, on se trouve en effet devant une double difficulté : diminuer les fuites « directes » d&rsquo;azote de l&rsquo;agriculture et s&rsquo;assurer que la reminéralisation de l&rsquo;azote organique du sol et le captage de l&rsquo;azote de l&rsquo;air ne compromettent les efforts accomplis.</p>
<p>Et à supposer que ces deux difficultés soient résolues (!), reste à savoir quel résultat espérer d&rsquo;une telle diminution des flux de nitrates.</p>
<p>En effet, <a href="http://archimer.ifremer.fr/doc/1999/rapport-2665.pdf" target="_blank">certaines études</a> de l&rsquo;IFREMER ont été faites en considérant que les ulves avaient un taux de matière sèche de 2,8%, ce qui amenait les chercheurs à la conclusion que les ulves utilisaient selon les sites entre 0 et 50% des nitrates apportés par les rivières en fin de printemps et début d&rsquo;été (cinq semaines centrées sur juin).</p>
<p>En réalité, le taux de matière sèche est plutôt de l&rsquo;ordre de 10%, on trouve même quelque fois 15% (rapport « Chevassus » page 74) ; il faut donc conclure des études citées que la production d&rsquo;ulves peut être jusqu&rsquo;à deux fois supérieure à ce que permettent les apports de nitrates de cette même période. D&rsquo;où viennent les autres nitrates utilisés par les ulves ? Des apports antérieurs (c&rsquo;est qu&rsquo;il y a eu stockage), des apports ultérieurs (juillet août, en général l&rsquo;étiage) ou d&rsquo;une autre source ? S&rsquo;engager dans des efforts tels que ceux qui sont envisagés dans les plans de lutte contre les marées vertes sur des bases aussi peu fiables semble un peu hasardeux.</p>
<p>Il semble qu&rsquo;on pourrait essayer, en détournant une partie du débit d&rsquo;étiage de la rivière « responsable » de vérifier si les modèles utilisés sont bons, ou s&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;être révisés (réviser un modèle n&rsquo;est pas une honte, c&rsquo;est ce que font sans cesse les météorologues, ce grâce à quoi ils progressent sans arrêt). Cette idée avait d&rsquo;ailleurs déjà été proposée il y a plus de vingt ans par des chercheurs de l&rsquo;IFREMER, mais avait suscité à l&rsquo;époque une levée de boucliers.</p>
<p>On sait, par l&rsquo;observation d&rsquo;autres sites, sur lesquels il n&rsquo;y a pas de marée verte malgré des flux de nitrates importants, que si les nitrates arrivent à un endroit où l&rsquo;eau est suffisamment renouvelée, il n&rsquo;y a pas de formation de marée verte. Les modèles hydrodynamiques existants permettraient de savoir quel débit capter et où le rejeter pour, peut-être, éviter les marées vertes, mais en tout cas pour valider ou pas les modèles utilisés . Donc tout le monde y trouverait son compte.</p>
<p>Sauf éventuellement ceux dont le combat contre les marées vertes serait un alibi pour obtenir la fin du modèle agricole breton.</p>
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		<title>Des pistes d&#8217;action</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Oct 2013 15:44:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[En dehors de la biologie des ulves, dans les facteurs qui ont une influence dans le phénomène, se trouvent: le gaz carbonique et la lumière les nitrates les phosphates les stocks profonds les marées le vent et le site &#160; - Le rôle de la lumière a été déterminant à Venise, et l&#8217;est aujourd&#8217;hui au [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">En dehors de la biologie des ulves, dans les facteurs qui ont une influence dans le phénomène, se trouvent:</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">le gaz carbonique et la <a title="Gaz carbonique et lumière" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/gaz-carbonique-et-lumiere/">lumière</a></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">les <a title="Azote et nitrates: un couple infernal?" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/azote-et-nitrates-passe-et-avenir/">nitrates</a></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">les <a title="Phosphore et phosphates: tout par en-dessous!" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/phosphore-et-phosphates-tout-par-en-dessous/">phosphates</a></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">les <a title="Le rôle des stocks hivernaux." href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/stocks-hivernaux-et-marees/">stocks profonds</a></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">les <a title="marées: autant en emporte le courant!" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/marees-autant-en-emporte-le-courant/">marées</a></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a title="Le rôle du vent" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/le-role-du-vent/">le vent</a> et</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">le <a title="Le site" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/le-site/">site</a></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- Le rôle de la lumière a été déterminant à Venise, et l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui au Mont St Michel, mais on ne voit pas de moyen de modifier la lumière sur les sites concernés.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- Nous avons vu que tous les efforts du plan de lutte portent sur les nitrates, les efforts de nettoyage des plages n&rsquo;ayant pas de rôle préventif. </span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Dans l&rsquo;étude sur le cas du Yar</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">, il est proposé, semble-t-il pour la première fois, de mettre l&rsquo;accent sur le contrôle des taux en fin de printemps et début d&rsquo;été, idée qui semble intéressante. Cela veut dire faire porter les efforts sur les flux d&rsquo;azote de cette période plus que sur les flux d&rsquo;azote totaux.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">A ce titre, on se demande d&rsquo;ailleurs si la contestation des arrêtés préfectoraux de juillet 2009 au motif que l&rsquo;épandage n&rsquo;était interdit sur le maïs que jusqu&rsquo;au 15 février était une bonne idée. Les épandages faits entre le 15 février et le 15 mars ne doivent pas peser beaucoup sur les flux d&rsquo;azote de mai à août. Encore faut-il savoir si on veut l&rsquo;arrêt des marées vertes ou l&rsquo;arrêt de l&rsquo;agriculture ?</span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- Il y a trop de phosphates présents dans le sédiment (plusieurs dizaines d&rsquo;années d&rsquo;apports) pour espérer les voir jouer dans un avenir proche le rôle de facteur limitant. Et les connaissances actuelles ne permettent pas à ma connaissance de modifier la disponibilité de ces stocks.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">- L&rsquo;action sur les stocks profonds d&rsquo;ulves, qui servent de relais d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre, semble avoir eu une certaine efficacité dans la baie de la Fresnaye.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Maintenant que les essais ont aussi montré la faisabilité technique de la pêche en eau profonde, il reste à vérifier si cette pêche a une efficacité préventive, s&rsquo;il y a des saisons où elle est plus efficace qu&rsquo;à d&rsquo;autres et si le bilan environnemental est positif. </span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- On ne peut pas modifier les marées, mais on peut diminuer la quantité d&rsquo;algues présentes dans le rideau pour tenter de diminuer les échouages. Les essais menés depuis quelques années sur la pêche dans le rideau ont montré que c&rsquo;était techniquement possible, il faut maintenant vérifier si cette pêche est efficace pour prévenir les échouages, ou si elle augmente la croissance comme le prédit Alain Menesguen. Comme pour la pêche en eau profonde, il reste l&rsquo;obstacle des possibles dégâts sur l&rsquo;environnement.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">On pourrait aussi s&rsquo;interroger sur le rôle que pourraient jouer les herbiers de zostères, sans doute moins pour capter les nitrates et concurrencer les ulves que pour freiner leurs déplacements sur le fond, et peut-être diminuer les transferts des stocks profonds vers le rideau. Le repiquage de zostères est très coûteux, mais les budgets en jeu sont très élevés aussi.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- Restent les sites.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Le site a une influence considérable. </span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">On n&rsquo;envisage bien sûr pas de modifier le profil de la côte. En accompagnement de mesures d&rsquo;amélioration de l&rsquo;assainissement, une digue de 8 km a été construite dans le Lac Nord de Tunis pour modifier la circulation de l&rsquo;eau, et cela s&rsquo;est traduit par une nette amélioration de la qualité de l&rsquo;eau dans la lagune. Mais ceci n&rsquo;est pas envisageable pour d&rsquo;innombrables raisons sur les côtes bretonnes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Il y a peut-être un autre moyen de contourner la difficulté.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Boris Vian donne la <a href="http://www.paroles.net/boris-vian/paroles-la-java-des-bombes-atomiques" target="_blank">solution</a> dans la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=eryzp0Pklc8" target="_blank">chanson</a> où le tonton bricoleur comprend que la portée de la bombe est sans importance si on choisit bien l&rsquo;endroit &nbsp;&raquo;où ce qu&rsquo;elle tombe&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">Puisqu&rsquo;on ne peut pas faire chuter rapidement le flux de nitrates, et qu&rsquo;il paraît difficile de redonner à la baie de Lannion la topographie qui était la sienne il y a 150 ans, (rien ne dit d&rsquo;ailleurs que cela serait déterminant pour lutter contre les marées vertes), on peut poser la question de l&rsquo;endroit où arrive le flux de nitrates de la rivière: on pourrait capter une partie du débit d&rsquo;étiage de la rivière juste avant l&rsquo;arrivée sur la plage, et l&rsquo;envoyer par un émissaire suffisamment loin pour que les nitrates du débit capté ne soient plus disponibles pour les ulves du rideau ou pour que la circulation du flux de nitrates soit suffisamment modifiée.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Construire des émissaires pour rejeter des effluents de station d&rsquo;épuration a déjà été fait, que ce soit à Landéda et Lannilis (29), sur la rivière de Pont-L&rsquo;abbé, ou sur l&rsquo;Odet. Pourquoi ne pas se servir de cette technique pour écarter le flux de nitrates du Yar de la plage ?</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">En utilisant leurs modèles, l&rsquo;IFREMER ou le CEVA pourraient déterminer le débit à capter (une partie du débit d&rsquo;étiage), et le point de rejet de l&rsquo;émissaire. Le coût d&rsquo;une telle opération n&rsquo;est sûrement pas prohibitif par rapport aux budgets engagés actuellement, et cet essai permettrait de valider ou d&rsquo;invalider le modèle, de dire avec certitude quelle réduction du flux de nitrates est nécessaire pour faire diminuer l&rsquo;eutrophisation &nbsp;&raquo;de manière efficace&nbsp;&raquo;, comme le stipule le Code de l&rsquo;Environnement.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">S&rsquo;il s&rsquo;avérait impossible de supprimer les marées vertes en réduisant le flux de nitrates, ce serait une très mauvaise nouvelle, mais l&rsquo;information serait capitale. On saurait que les marées vertes ne peuvent pas être vaincues comme ça, autrement dit que la réduction du flux de nitrates n&rsquo;a pas permis de contrôler l&rsquo;eutrophisation &nbsp;&raquo;de manière efficace&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Au contraire, si l&rsquo;opération permet de contrôler les nitrates, le résultat permettrait de valider ou d&rsquo;ajuster si nécessaire le modèle utilisé, ce qui serait fondamental pour tous ceux qui sont impliqués dans les efforts pour diminuer les flux de nitrates.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Dans le cas du Yar, le débit moyen en juin est d&rsquo;environ 400 litres/s ; s&rsquo;il est dit qu&rsquo;il faut diminuer le flux de nitrates de 50 ou de 75%, il faudra capter 200 ou 300 litres/s, et la limite de l&rsquo;estran, qui correspond à peu près aux limites naturelles de la baie, est à environ 2 kilomètres. Passer une tuyau de 50cm de diamètre sur 2 kilomètres de sable n&rsquo;est pas une opération anodine, mais n&rsquo;est pas non plus un exploit.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Dans la mesure où on ne capterait pas la totalité du débit, le passage des poissons diadromes, c&rsquo;est-à-dire passant de l&rsquo;eau de mer à l&rsquo;eau douce ou inversement, serait préservé. Sur la plage, on aurait simplement un étiage plus marqué que d&rsquo;habitude. Il conviendrait, bien sûr, d&rsquo;éviter de placer la sortie de l&rsquo;émissaire trop près d&rsquo;une zone susceptible de souffrir d&rsquo;une dessalure, même faible.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a><span style="font-size: small;"> Le Yar, rivière considérée comme responsable des marées vertes en baie de St-Michel-en-Grève, a une caractéristique originale : les taux de nitrates sont plus élevés en été, à l&rsquo;étiage, qu&rsquo;en hiver. C&rsquo;est l&rsquo;inverse du cas général. L&rsquo;explication tiendrait au rôle de la nappe phréatique, plus riche en nitrates en profondeur que près de la surface ; en hiver, le dessus, plus pauvre, de la nappe alimente la rivière, alors que c&rsquo;est du dessous, plus riche, que viennent les apports estivaux.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> Ce qui expliquerait le manque de réponse des taux de nitrates aux efforts effectués sur le bassin versant depuis des années.</span></p>
</div>
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		<title>L&#8217;arbitrage, ou le rapport &#171;&#160;Chevassus&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Oct 2013 08:00:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La controverse présentée par ailleurs, et la fragilité de la démonstration de la responsabilité des nitrates dans la production des marées vertes ont conduit certains responsables agricoles, avec l&#8217;appui scientifique de l&#8217;Institut Scientifique et Technique de l&#8217;Environnement (ISTE) à remettre cette responsabilité en cause, et tout le plan de lutte contre les algues vertes avec. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La controverse présentée par ailleurs, et la fragilité de la démonstration de la responsabilité des nitrates dans la production des marées vertes ont conduit certains responsables agricoles, avec l&rsquo;appui scientifique de l&rsquo;Institut Scientifique et Technique de l&rsquo;Environnement (<a href="http://www.institut-environnement.fr/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=47:les-marees-vertes-en-bretagne&amp;catid=34:lastnewsmareesvertes&amp;Itemid=37" target="_blank">ISTE</a>) à remettre cette responsabilité en cause, et tout le plan de lutte contre les algues vertes avec. Cela s&rsquo;est traduit par des articles dans la presse, mais aussi par des contacts avec des responsables politiques pour leur demander l&rsquo;annulation du plan.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">A la suite de ces demandes, et au vu de l&rsquo;exaspération d&rsquo;une grande partie du monde agricole, lassé d&rsquo;être montré du doigt, et des associations environnementales, de plus en plus remontées, à la suite surtout des interventions et prises de position de l&rsquo;ISTE</span></span><sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">, un bilan a été </span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">d</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">emandé, par les ministres de l&rsquo;Agriculture et de l&rsquo;Environnement, au CGEDD </span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> et au CGAAER</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote3sym" name="sdfootnote3anc"><sup>3</sup></a></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">. </span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i>(<a href="http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/007942-01_rapport_cle2e3e51.pdf" target="_blank">Rapport &laquo;&nbsp;Chevassus&nbsp;&raquo;</a>)</i></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i><a href="#sdfootnote4sym" name="sdfootnote4anc"><sup>4</sup></a></i></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Le rapport affirme que les apports de nutriments liés à l&rsquo;activité humaine sont responsables de l&rsquo;importance des marées vertes, précise que, compte-tenu des apports de phosphates très importants qui ont eu lieu dans le passé, les nitrates ne sauraient être tenus pour seuls responsables, que par conséquent, les agriculteurs ne doivent pas être tenus comme seuls responsables. Et il conclut au bien-fondé de la réduction des flux d&rsquo;azote d&rsquo;origine agricole, seul outil disponible.</span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Il souligne au passage qu&rsquo;il est inutile d&rsquo;essayer d’établir des corrélations entre tel ou tel facteur et les quantités d&rsquo;algues ramassées ou observées.</span></span><sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote5sym" name="sdfootnote5anc"><sup>5</sup></a></span></span></sup></p>
<p align="LEFT"> <strong><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Autrement dit, il explique avec beaucoup de diplomatie que la thèse soutenue par l&rsquo;<a href="http://archimer.ifremer.fr/doc/2003/rapport-143.pdf" target="_blank">IFREMER</a> ne tient pas la route, mais qu&rsquo;il faut quand même faire baisser les taux de nitrates, parce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas d&rsquo;autre moyen d&rsquo;action contre les marées vertes.</span></span></strong></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Que les agriculteurs ne soient pas seuls responsables veut dire que nous sommes tous responsables.</span></span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Nous sommes tous responsables d&rsquo;abord parce que les apports de phosphates ont été importants jusqu&rsquo;à la fin des années 90, et que la part agricole n&rsquo;était pas à l&rsquo;époque la plus importante. On pourrait ajouter que nous sommes responsables aussi parce que les agriculteurs ont été conduits par de nombreux acteurs économiques dans la voie qu&rsquo;ils ont prise, et n&rsquo;en sont donc pas seuls responsables. Il est clair en particulier que la politique agricole commune a joué un rôle clé dans cette évolution.</span></span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Nous sommes tous responsables, mais le seul levier d&rsquo;action envisageable à ce jour, ce serait la lutte contre les nitrates, et donc nous demandons des efforts aux agriculteurs, ils sont les seuls à pouvoir faire quelque chose !</span></span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Cette présentation de la situation est quand même très différente de celle qui a prévalu jusqu&rsquo;ici, et, contrairement à ce qui est dit et répété en particulier dans le <a href="http://www.cseb-bretagne.fr/index.php?option=com_remository&amp;Itemid=28&amp;func=fileinfo&amp;id=73" target="_blank">communiqué</a> du Conseil Scientifique de l&rsquo;Environnement de Bretagne en 2009, il n&rsquo;est plus question de faire payer les agriculteurs au nom du principe pollueur-payeur : c&rsquo;est à nous tous de payer, puisque nous sommes tous responsables.</span></span></p>
<p> <span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qui est mis en place dans les chartes ou les contrats de bassins versants qui ont été signés.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">Outre ce constat, le rapport d&rsquo;arbitrage propose des pistes de recherche, en particulier :</span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- affiner le rôle de l&rsquo;azote et du phosphore à la période sensible</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- mieux connaître le rôle du sédiment dans le piégeage et le relargage de l&rsquo;azote et du phosphore</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- affiner le modèle utilisé pour estimer les marges d&rsquo;incertitude (importantes pour évaluer l&rsquo;efficacité des efforts sur les taux) et pour mieux connaître l&rsquo;évolution pluriannuelle</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Il insiste ensuite fortement sur l&rsquo;importance d&rsquo;ouvrir la recherche aux sciences de l&rsquo;homme et de la société pour travailler sur l&rsquo;accompagnement du plan gouvernemental. C&rsquo;est à dire qu&rsquo;il souligne le poids des efforts demandés aux agriculteurs et insiste sur la nécessité d&rsquo;accompagner ces hommes et ces femmes dans une mutation dont l&rsquo;importance n&rsquo;est plus niée.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Et il ajoute que le rapport n&rsquo;avait pas pour objet de proposer un savoir nouveau ou de nouvelles décisions à prendre. Ce qui peut être entendu comme une ouverture à l&rsquo;idée qu&rsquo;on pourrait chercher d&rsquo;autres solutions, et ne pas se cantonner à la lutte contre les nitrates</span></span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a>Extraits de la lettre de mission envoyés aux rédacteurs de ce rapport : &#8230;Pourtant ces conclusions scientifiques sont aujourd&rsquo;hui contestées par certains opposants parmi lesquels figure l&rsquo;association « institut de l&rsquo;environnement » (ISTE). Ce dernier conteste le lien entre l&rsquo;azote et les marées vertes&#8230;. Dans la mesure où les propos tenus par l&rsquo;ISTE constituent une entrave à la mise en œuvre du plan gouvernemental&#8230;</p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a><span style="font-size: small;"> Conseil général de l&rsquo;environnement et du développement durable Ministère de l’Écologie&#8230;.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p><a href="#sdfootnote3anc" name="sdfootnote3sym">3</a><span style="font-size: small;"> Conseil Général de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo;agriculture et des espaces ruraux Ministère de l&rsquo;Agriculture&#8230;.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p><a href="#sdfootnote4anc" name="sdfootnote4sym">4</a><span style="font-size: small;"> &nbsp;&raquo;La conclusion du rapport rappelle les fondements scientifiques et techniques du plan d&rsquo;action </span><span style="font-size: small;">gouvernemental, centré sur la réduction des flux d&rsquo;azote d&rsquo;origine agricole. Elle en confirme le bien-fondé, à la lumière de l&rsquo;analyse réalisée par la mission.</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: small;"> Elle souligne également que les caractéristiques de la situation bretonne actuelle, et notamment les accumulations importantes de phosphore en zone littorale – qui alimentent les ulves et expliquent le caractère inopérant d’une action éventuelle sur les flux de cet élément – résulte de l’action de multiples acteurs pendant plusieurs décennies. La responsabilité de cette situation ne saurait donc être imputée aux seuls agriculteurs d’aujourd’hui.</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: small;"> Enfin, la mission insiste sur la nécessité de poursuivre les efforts d’information et de communication vis-a-vis de l’ensemble des acteurs et de s’inscrire dans une stratégie a long terme visant a offrir des perspectives positives a l’ensemble de ces acteurs.&nbsp;&raquo; </span><span style="font-size: small;"><i> Rapport CGEDD et CGAAER.</i></span><span style="font-size: small;"><i>Chevassus-au-Louis et al</i></span></p>
<p align="LEFT">
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p><a href="#sdfootnote5anc" name="sdfootnote5sym">5</a><span style="font-size: small;"> &nbsp;&raquo;L’étude empirique de la relation entre les marées vertes et un seul paramètre (par exemple les flux </span><span style="font-size: small;">d’azote ou de phosphore), en comparant différentes situations géographiques, conduira le plus souvent à des relations faibles ou nulles mais qui ne constituent pas des « incohérences » et ne peuvent servir d’argument scientifique pour nier l’effet de ce paramètre.&nbsp;&raquo;</span><span style="font-size: small;"><i>Rapport CGEDD et CGAAER.</i></span><span style="font-size: small;"><i>Chevassus-au-Louis et al</i></span></p>
</div>
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		<title>Phosphore et phosphates: tout par en-dessous!</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Oct 2013 13:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[marées_vertes]]></category>
		<category><![CDATA[phosphates]]></category>
		<category><![CDATA[phosphore]]></category>
		<category><![CDATA[sédiments]]></category>

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		<description><![CDATA[Phosphore1 et phosphates. Les apports de phosphates ont augmenté de manière considérable en même temps que les apports de nitrates (voir rapport &#171;&#160;Chevassus&#160;&#187; p.47 et suivantes). Ils ont été très importants en gros de 1960 à 1985, puis ils ont diminué plus tôt et plus vite que les apports de nitrates pour la raison suivante : [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Phosphore</b></span></span><sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></b></span></span></sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b> et phosphates.</b></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Les apports de phosphates ont augmenté de manière considérable en même temps que les apports de nitrates (voir <a href="http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/007942-01_rapport_cle2e3e51.pdf" target="_blank">rapport &laquo;&nbsp;Chevassus&nbsp;&raquo;</a> p.47 et suivantes). Ils ont été très importants en gros de 1960 à 1985, puis ils ont diminué plus tôt et plus vite que les apports de nitrates pour la raison suivante : alors que les apports de nitrates sont à plus de 90% d&rsquo;origine agricole, donc diffus, les apports de phosphates étaient pour une part non négligeable d&rsquo;origine domestique, donc dans des effluents de stations d&rsquo;épuration et les assainissements non collectifs. Les travaux entrepris ont porté leurs fruits, et les apports ont diminué. En pourcentage, les apports d&rsquo;origine agricole augmentent actuellement par rapport aux apports totaux (50 à 60%), non parce qu&rsquo;ils augmentent dans l&rsquo;absolu, mais à cause de la diminution des autres apports, suite à la suppression des polyphosphates dans les lessives, et aux progrès réalisés sur le traitement des eaux usées en général, stations d&rsquo;épuration ou assainissements non-collectifs.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La difficulté est qu&rsquo;une grande partie des phosphates ne restent pas dissous dans l&rsquo;eau (ils sont très peu solubles), mais floculent et sédimentent avec des sels présents dans l&rsquo;eau. Ils peuvent être relargués ultérieurement par le sédiment dans certaines conditions. Les contrôler est donc très difficile, parce que les quantités accumulées dans les sédiments seraient très importantes, de l&rsquo;ordre de plusieurs dizaines d&rsquo;années d&rsquo;apport. Le temps de réponse aux efforts effectués serait donc encore beaucoup plus long qu&rsquo;avec les nitrates.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Les taux de phosphates disponibles sont très généralement largement en excédent par rapport aux besoins des ulves</span></span><sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">, donc rien n&rsquo;interdit de penser qu&rsquo;ils ont leur part de &nbsp;&raquo;responsabilité&nbsp;&raquo; dans les marées vertes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Que le phosphore ne soit que rarement (mais cela arrive par endroit certaines années) limitant dans la croissance des algues vertes ne suffit ni à le considérer comme responsable, ni à lui retirer toute responsabilité. Il faut retenir que le phosphore, comme l&rsquo;azote, est indispensable à la croissance et à la vie.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La différence avec l&rsquo;azote est, comme nous l&rsquo;avons vu, quantitative, mais elle est aussi qualitative : il n&rsquo;y a pas de phosphore dans l&rsquo;air, donc en absence de phosphates dans l&rsquo;eau, il n&rsquo;y a pas de croissance possible pour les ulves.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Les apports de phosphates ont été très importants pendant plusieurs décennies ; comme ils sont très peu solubles, ils se sont déposés, si bien qu&rsquo; il y a aujourd&rsquo;hui assez de phosphates dans le sédiment pour des dizaines d&rsquo;années de marées vertes.</b></span></span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a> <span><i>Le phosphore est indispensable aussi à la vie, il est en particulier à la base des transferts d&rsquo;énergie (cycle ADP-ATP). Les phosphates sont des ions qui comportent 4 atomes d&rsquo;oxygène pour un atome de phosphore (PO</i></span><sub><span><i>4</i></span></sub><span><i>)</i></span></p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a> <span><i> Les besoins des ulves en phosphore sont 16 fois plus faibles (16 en proportion atomique, 7,2 en proportion de masse) que les besoins en azote.</i></span></p>
</div>
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		<title>Tout petit rappel de biologie: la notion de facteur limitant</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Oct 2013 13:34:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Pour croître, une plante, quelle qu&#8217;elle soit, a besoin de lumière, puis par ordre de besoins quantitatifs décroissants, de gaz carbonique (CO2), d&#8217;azote, de phosphore, et d&#8217;autres éléments en quantités moindres. Que les quantités soient décroissantes ne signifie pas que la plante en a moins besoin et peut plus facilement s&#8217;en passer, mais que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Pour croître, une plante, quelle qu&rsquo;elle soit, a besoin de lumière, puis par ordre de besoins quantitatifs décroissants, de gaz carbonique (CO2)</span></span><span style="font-size: medium;">, d&rsquo;azote, de phosphore, et d&rsquo;autres éléments en quantités moindres. Que les quantités soient décroissantes ne signifie pas que la plante en a moins besoin et peut plus facilement s&rsquo;en passer, mais que la quantité nécessaire est plus faible. Même si cette quantité est plus faible, elle est indispensable, parce que la plante ne peut pas la synthétiser.</span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-size: medium;">Il faut retenir que la plante a besoin de tous les composants ; qu&rsquo;un seul manque, et elle ne peut pas se développer, même en multipliant par dix tous les autres nutriments. Celui qui manque s&rsquo;appelle facteur limitant. C&rsquo;est une notion fondamentale. Un schéma permet de bien la comprendre.</span></p>
<p align="LEFT"><a href="http://ysergent.fr/WordPress3/wp-content/uploads/2013/10/facteurlimitant0001.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-64" alt="facteurlimitant0001" src="http://ysergent.fr/WordPress3/wp-content/uploads/2013/10/facteurlimitant0001-267x300.jpg" width="267" height="300" /></a></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Si on essaie de remplir d&rsquo;eau ce baquet fait de vieilles planches de longueurs inégales, on voit bien que la planche la plus courte, ici n° 3 limite la quantité d&rsquo;eau qu&rsquo;on peut mettre. La planche n°3 est le facteur limitant.</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Si on rallonge la planche n°3 jusqu&rsquo;au niveau de la planche n°4, on voit que c&rsquo;est la planche n°1 qui va devenir un déversoir. La planche n°1 sera le nouveau facteur limitant.</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Si on rallonge à son tour la planche n°1 au niveau de la planche n°4, un autre planche deviendra facteur limitant à son tour.</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">On voit bien aussi que la planche n°5 ne sera facteur limitant que si on a rallongé toutes les autres planches.</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">On voit enfin qu&rsquo;il ne sert à rien de rallonger toute autre planche que la n°3 avant d&rsquo;avoir rallongé celle-ci. Elle est facteur limitant, elle bloque tout.</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Au contraire, si le but est de vider le baquet, ce qui se rapproche davantage de notre souci, on voit bien qu&rsquo;il ne sert à rien de raccourcir la planche n°2, (ou n&rsquo;importe quelle autre) tant qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas une longueur inférieure à celle de la planche n°3. Tant qu&rsquo;elle est plus longue, c&rsquo;est la planche n°3 qui reste le facteur limitant.</span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-size: medium;">Enfin, si, ce qui est fréquent, on ne sait pas quel est le facteur limitant, on peut chercher à mesurer l&rsquo;impact de la modification de chaque paramètre. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas de réponse immédiate, c&rsquo;est qu&rsquo;on n&rsquo;a pas trouvé le facteur limitant.</span></p>
<p align="LEFT"><strong> <span style="font-size: medium;">Tout intrant (nutriment, lumière..) peut être facteur limitant en théorie. En pratique, les trois qui semblent jouer un rôle pour les ulves sont la lumière, les nitrates et les phosphates.</span></strong></p>
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