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	<title>marées vertes:  que faire?marées vertes:  que faire? &#187; INRA</title>
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	<description>il &#34;suffit&#34; de baisser les taux de nitrates?</description>
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		<title>En bref, pour ceux qui sont pressés.</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 18:06:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Signalés dès 1924 par un agronome sur des plages de Bretagne Nord, des échouages d&#8217;algues vertes, plus précisément des ulves, sont observés sur de nombreux sites, mais en quantités importantes et gênantes seulement sur une grosse demi-douzaine de sites. Ces échouages n&#8217;ont pris une importance vraiment problématique qu&#8217;à partir de la fin des années 60, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Signalés dès 1924 par un agronome sur des plages de Bretagne Nord, des échouages d&rsquo;algues vertes, plus précisément des ulves, sont observés sur de nombreux sites, mais en quantités importantes et gênantes seulement sur une grosse demi-douzaine de sites. Ces échouages n&rsquo;ont pris une importance vraiment problématique qu&rsquo;à partir de la fin des années 60, les constructions de résidences secondaires et d&rsquo;hôtels avant cette période, par exemple à La Lieue-de-Grève, en attestent : si les échouages avaient eu l&rsquo;ampleur qu&rsquo;ils ont maintenant, personne n&rsquo;aurait construit sur le bord de cette plage magnifique.</p>
<p>Il est donc difficile d&rsquo;imaginer que le développement de l&rsquo;activité humaine en général, et de l&rsquo;agriculture en particulier n&rsquo;aient joué aucun rôle dans l&rsquo;augmentation des marées vertes. Les rejets ayant été multiples, et les algues vertes ayant des besoins divers, on ne peut toutefois pas faire porter à priori la totalité de la responsabilité sur les seuls nitrates d&rsquo;origine agricole. Les rejets de phosphates ont été considérables, et l&rsquo;agriculture n&rsquo;en est pas la seule responsable. (voir <a href="http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/007942-01_rapport_cle2e3e51.pdf" target="_blank">rapport</a> « Chevassus »).</p>
<p>Mais les stocks de phosphates présents dans les sédiments interdiraient tout espoir de résultat à court ou moyen terme par le biais d&rsquo;une seule action sur les rejets de phosphates. La recherche de moyens d&rsquo;éviter le relargage de ce stock de phosphore serait peut-être envisageable.</p>
<p>La solution retenue et mise en œuvre est donc d&rsquo;essayer de faire mourir les marées vertes d&rsquo;un manque de nitrates. Pour simplifier, comme on ne peut pas les faire disparaître en les privant de CO2, ni de lumière, ni de phosphates, ni de tout autre nutriment, le moins difficile, (mais très difficile quand même ) semble être de les priver de nitrates.</p>
<p>Les modélisations proposées par l&rsquo;IFREMER et le CEVA indiquent qu&rsquo;il faudra atteindre des taux inférieurs à 10 mg/litre de nitrates pour espérer un résultat ; ce qui est d&rsquo;ailleurs confirmé par l&rsquo;histoire des marées vertes : elles n&rsquo;ont été considérées comme un problème à la Lieue-de-Grève qu&rsquo;en 1968, alors que les taux moyens de nitrates dans les rivières bretonnes semblent (il y a bien peu de données à cette époque) n&rsquo;avoir dépassé 5 mg/litre qu&rsquo;après 1970. (Rappelons que l&rsquo;eau, pour être considérée comme potable, doit contenir au maximum 50 mg de nitrates par litre, c&rsquo;est à dire dix fois plus !)</p>
<p>La <a title="Actions préventives: plan, coût et limites" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/actions-preventives-plan-cout-et-limites/" target="_blank">modélisation</a> réalisée sur le bassin versant du Yar indique qu&rsquo;il faudrait supprimer totalement l&rsquo;agriculture pour espérer arriver après quelques années à moins de 10 mg/litre. Encore n&rsquo;y a-t-il sur ce bassin versant que des élevages de bovins, dont trois qui font aussi du porc ; on est donc bien loin de l&rsquo;agriculture intensive hors-sol toujours considérée comme responsable.</p>
<p>Le choix qui se présente est le suivant: soit on maintient la pression sur les agriculteurs pour les contraindre à diminuer les fuites de nitrates, mais on sait que les taux ne descendront jamais sous 10 mg/litre, et dans le cas de la Lieue-de-Grève on ne viendra jamais à bout des marées vertes, soit on supprime totalement l&rsquo;agriculture sur ce bassin versant, et&#8230; on ne sait même pas ce qui se passera !</p>
<p>En effet, rien ne permet d&rsquo;affirmer que les stocks d&rsquo;azote organique du sol et du sédiment sous la plage, ou les organismes capables de capter l&rsquo;azote de l&rsquo;air, ne viendront pas pallier la diminution des nitrates en provenance de l&rsquo;agriculture. Donc rien ne permet d&rsquo;affirmer que les efforts accomplis ne demeureront pas vains.</p>
<p>Parce que rien ne permet aujourd&rsquo;hui de dire que ce ne sont pas les phosphates qui étaient limitants avant l&rsquo;aggravation du phénomène.</p>
<p>C&rsquo;est à dire que même si l&rsquo;idée de lutter contre les marées vertes en diminuant les flux de nitrates est recevable (encore que Guy Barroin de l&rsquo;INRA pense qu&rsquo;elle ne l&rsquo;est pas ou en tout cas pas utilisée seule), rien ne dit que cette méthode sera efficace. (On ne peut bien sûr pas exclure que cela fonctionne sur certains sites et pas sur d&rsquo;autres.)</p>
<p>Dans tous les cas, le combat sera très long, parce que les nitrates ne sont pas encore limitants : s&rsquo;ils l&rsquo;étaient, la production d&rsquo;ulves varierait annuellement suivant les flux de nitrates, or ce n&rsquo;est pas le cas. Cela signifie que la diminution des flux de nitrates sera sans effet aussi longtemps que les nitrates ne seront pas devenus limitants.</p>
<p>Et à ce moment là, on ne sait pas comment se comporteront les autres sources d&rsquo;azote évoquées plus haut, compte-tenu des stocks d&rsquo;azote et de phosphore dans les sols et les sédiments.</p>
<p>Pour la lutte contre les flux de nitrates, on se trouve en effet devant une double difficulté : diminuer les fuites « directes » d&rsquo;azote de l&rsquo;agriculture et s&rsquo;assurer que la reminéralisation de l&rsquo;azote organique du sol et le captage de l&rsquo;azote de l&rsquo;air ne compromettent les efforts accomplis.</p>
<p>Et à supposer que ces deux difficultés soient résolues (!), reste à savoir quel résultat espérer d&rsquo;une telle diminution des flux de nitrates.</p>
<p>En effet, <a href="http://archimer.ifremer.fr/doc/1999/rapport-2665.pdf" target="_blank">certaines études</a> de l&rsquo;IFREMER ont été faites en considérant que les ulves avaient un taux de matière sèche de 2,8%, ce qui amenait les chercheurs à la conclusion que les ulves utilisaient selon les sites entre 0 et 50% des nitrates apportés par les rivières en fin de printemps et début d&rsquo;été (cinq semaines centrées sur juin).</p>
<p>En réalité, le taux de matière sèche est plutôt de l&rsquo;ordre de 10%, on trouve même quelque fois 15% (rapport « Chevassus » page 74) ; il faut donc conclure des études citées que la production d&rsquo;ulves peut être jusqu&rsquo;à deux fois supérieure à ce que permettent les apports de nitrates de cette même période. D&rsquo;où viennent les autres nitrates utilisés par les ulves ? Des apports antérieurs (c&rsquo;est qu&rsquo;il y a eu stockage), des apports ultérieurs (juillet août, en général l&rsquo;étiage) ou d&rsquo;une autre source ? S&rsquo;engager dans des efforts tels que ceux qui sont envisagés dans les plans de lutte contre les marées vertes sur des bases aussi peu fiables semble un peu hasardeux.</p>
<p>Il semble qu&rsquo;on pourrait essayer, en détournant une partie du débit d&rsquo;étiage de la rivière « responsable » de vérifier si les modèles utilisés sont bons, ou s&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;être révisés (réviser un modèle n&rsquo;est pas une honte, c&rsquo;est ce que font sans cesse les météorologues, ce grâce à quoi ils progressent sans arrêt). Cette idée avait d&rsquo;ailleurs déjà été proposée il y a plus de vingt ans par des chercheurs de l&rsquo;IFREMER, mais avait suscité à l&rsquo;époque une levée de boucliers.</p>
<p>On sait, par l&rsquo;observation d&rsquo;autres sites, sur lesquels il n&rsquo;y a pas de marée verte malgré des flux de nitrates importants, que si les nitrates arrivent à un endroit où l&rsquo;eau est suffisamment renouvelée, il n&rsquo;y a pas de formation de marée verte. Les modèles hydrodynamiques existants permettraient de savoir quel débit capter et où le rejeter pour, peut-être, éviter les marées vertes, mais en tout cas pour valider ou pas les modèles utilisés . Donc tout le monde y trouverait son compte.</p>
<p>Sauf éventuellement ceux dont le combat contre les marées vertes serait un alibi pour obtenir la fin du modèle agricole breton.</p>
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		<title>La controverse: la &#171;&#160;guerre&#160;&#187; des chercheurs</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Oct 2013 13:55:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Jusqu&#8217;ici, tout le monde semble d&#8217;accord, il y a des algues vertes parce qu&#8217;il y a des nitrates, et les nitrates viennent de l&#8217;agriculture intensive. Le plan de lutte contre les marées vertes est construit autour de cette certitude. Comme on va le voir, il y a un désaccord assez profond entre nos différents organismes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Jusqu&rsquo;ici, tout le monde semble d&rsquo;accord, il y a des algues vertes parce qu&rsquo;il y a des nitrates, et les nitrates viennent de l&rsquo;agriculture intensive. Le plan de lutte contre les marées vertes est construit autour de cette certitude. Comme on va le voir, il y a un désaccord assez profond entre nos différents organismes de recherche sur l&rsquo;analyse de la situation.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Trois organismes de recherche sont intervenus à des degrés divers sur ce dossier.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Le <a href="http://www.ceva.fr/" target="_blank">CEVA</a> , Centre d&rsquo;Etudes et de Valorisation des Algues, comme son nom l&rsquo;indique, travaille exclusivement sur les algues. Il fut créé en mai 1982 sous le nom de Centre d&rsquo;Expérimentation et de Recherche Appliquée en Algologie, avec la mission principale de lutter contre le problème des marées vertes. Lorsqu&rsquo;il devint CEVA en 1986, ses missions, si l&rsquo;on en juge par ses statuts, furent largement élargies, allant de l&rsquo;étude à la valorisation de toutes les algues. Beaucoup de travail a été fait, incluant dans les années 80 de nombreuses expérimentations pour valoriser les algues, par exemple en alimentation animale, et dans les années 2000 pour ramasser les ulves dans le rideau, en passant par de très nombreuses analyses des algues au cours des saisons, et de nombreuses observations des dépôts sur le terrain.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">L&rsquo;<a href="http://wwz.ifremer.fr/institut" target="_blank">IFREMER</a>, (Institut Français de Recherche et d&rsquo;Exploitation de la Mer)</span></span><sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> s&rsquo;occupe de tout ce qui touche à la mer, et les algues ne sont donc qu&rsquo;une toute petite part de ses activités. Mais il y au sein du département &nbsp;&raquo;Dynamiques de l&rsquo;Environnement Côtier&nbsp;&raquo; une équipe qui a beaucoup travaillé et publié sur les marées vertes, en particulier sur la modélisation du phénomène.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">L&rsquo;<a href="http://www.inra.fr/" target="_blank">INRA</a> (Institut National de la Recherche Agronomique) très connu pour ses travaux sur tout ce qui touche à l&rsquo;agriculture et l&rsquo;élevage, n&rsquo;est pas à priori concerné par les algues, mais l&rsquo;est en fait indirectement puisque les marées vertes sont généralement attribuées aux effluents de l&rsquo;élevage industriel ou hors-sol.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b>La Position de l&rsquo;IFREMER.</b></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Pour l&rsquo;IFREMER , il n&rsquo; y a aucun doute possible, les nitrates sont responsables des marées vertes. A l&rsquo;appui de cette thèse, les chercheurs utilisent des modélisations de croissance et des analyses de la composition des algues vertes à différentes saisons.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Cette conviction s&rsquo;exprime de façon on ne peut plus claire dans une <a href="http://archimer.ifremer.fr/doc/2003/rapport-143.pdf" target="_blank">publication de 2003</a></span></span><sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">On y trouve une étude rapprochant les quantités maximales d&rsquo;ulves (à St Brieuc) d&rsquo;une part, et les apports d&rsquo;azote par jour au mois de juin par les rivières affluentes d&rsquo;autre part. Ce diagramme montre une corrélation très &nbsp;&raquo;parlante&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p><a href="http://ysergent.fr/WordPress3/wp-content/uploads/2013/10/biomasse-nitrates1.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-78" alt="biomasse-nitrates1" src="http://ysergent.fr/WordPress3/wp-content/uploads/2013/10/biomasse-nitrates1-300x187.png" width="300" height="187" /></a></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Les triangles jaunes correspondent aux années prises en compte dans l&rsquo;étude de 1995 (1986 &#8211; 1992) Le fait que les points soient presque alignés traduit l&rsquo;existence d&rsquo;une corrélation forte entre le flux d&rsquo;azote sur le site au mois de juin et la biomasse maximale d&rsquo;ulves en baie de St Brieuc.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Cette corrélation est d&rsquo;autant plus troublante qu&rsquo;elle permet d&rsquo;expliquer la totalité de la production d&rsquo;algues vertes par les seuls apports en nitrates du mois de juin : en effet le tonnage d&rsquo;azote correspond au tonnage nécessaire à la production de la biomasse totale décrite. (Schématiquement, 1 g d&rsquo;azote correspond à 4,4 g de nitrates, et à 310 g d&rsquo;ulves fraîches sur la base de 10% de matière sèche). Cela signifie-t-il que les apports des autres mois sont inutiles pour les ulves, ou qu&rsquo;une partie des apports de juin est dispersée, et que les autres mois compensent les quantités ainsi perdues ?</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Dans tous les cas, cela signifie que la production d&rsquo;ulves est très inférieure à ce que les apports totaux d&rsquo;azote permettraient, ce que laissait entendre les &nbsp;&raquo;sensibilités&nbsp;&raquo; des sites (voir &laquo;&nbsp;<a title="Le site" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/le-site/">le site</a>&laquo;&nbsp;). Cela est cohérent avec les simulations montrant qu&rsquo;il faut diminuer beaucoup les taux de nitrates avant d&rsquo;avoir le moindre effet sur les marées vertes.</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> Ce qu&rsquo;annonce d&rsquo;ailleurs de façon très claire</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote3sym" name="sdfootnote3anc"><sup>3</sup></a></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> Alain Menesguen dans cette publication où il reprend ce travail de 1995 : depuis que les taux de nitrates ont atteint 20 mg/l dans le Douron, la production d&rsquo;ulves n&rsquo;a plus augmentée. Cela veut dire que depuis ce moment là, les nitrates ne sont plus limitants.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Curieusement, dans la même publication, il est fait état de résultats d&rsquo;analyses faites par le CEVA qui montrent que la teneur en azote des ulves diminue en fin de printemps et été, jusqu&rsquo;à atteindre un taux où il n&rsquo;y a plus de croissance</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote4sym" name="sdfootnote4anc"><sup>4</sup></a></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">. La teneur en azote des ulves peut effectivement diminuer et chuter jusqu&rsquo;à un niveau qui ralentit la croissance, puis à un niveau où la croissance est complètement arrêtée.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Il en conclut fort logiquement que cela signifie que les nitrates sont limitants dans la &nbsp;&raquo;prolifération estivale des ulves&nbsp;&raquo;. Si tel est le cas, toute diminution des flux de nitrates doit bloquer la croissance plus longtemps, donc la production d&rsquo;ulves doit diminuer. Donc il est normal d&rsquo;observer une corrélation entre les flux d&rsquo;azote et les stocks d&rsquo;ulves.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Le problème est que cette corrélation est mise en évidence sur un seul site (baie de St Brieuc), et qu&rsquo;il vient d&rsquo;être montré par l&rsquo;exemple du Douron qu&rsquo;au moins là, elle n&rsquo;existait pas.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">En réalité, cette publication a pour but de démontrer la responsabilité du nitrate (c&rsquo;est le titre de la publication) et doit être lue comme une pièce d&rsquo;une controverse qui dure depuis des années. </span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b>La position de l&rsquo;INRA (Guy Barroin).</b></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La même année, un chercheur de l&rsquo;INRA (Barroin, 2003) publie un <a href="http://www7.inra.fr/dpenv/barroc48.htm" target="_blank">article</a> où il explique pourquoi il ne croit pas à la possibilité de lutter contre les développements excessifs d&rsquo;algues en luttant seulement contre les nitrates</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote5sym" name="sdfootnote5anc"><sup>5</sup></a></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">. Pour résumer, il explique que s&rsquo;il peut arriver que ponctuellement les nitrates soient limitants, on ne peut pas mener un combat contre une eutrophisation en diminuant les nitrates, parce que si ceux-là venaient à manquer, des cyanobactéries se multiplieraient en captant l&rsquo;azote de l&rsquo;atmosphère, et que le milieu se trouverait enrichi en azote. Il affirme donc qu&rsquo;il faut lutter contre les phosphates. Mais on a vu que c&rsquo;est très difficile compte-tenu des stocks présents dans le sédiment.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Enfin il explique en quelle estime il tient ceux qui n&rsquo;ont pas compris ça : &nbsp;&raquo;Totale méconnaissance&nbsp;&raquo;… &nbsp;&raquo;fort louable souci d&rsquo;économie de pensée&nbsp;&raquo;. Le débat est vif ! (voir la note 5)</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Il semble que tous les chercheurs de l&rsquo;INRA ne partagent pas le point de vue de Barroin, mais il est intéressant d&rsquo;opposer des analyses différentes.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">La position du CEVA</b><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Le CEVA a dans un premier temps estimé que c&rsquo;était en luttant contre les phosphates qu&rsquo;on avait une chance d&rsquo;aboutir ; d&rsquo;où un plan de déphosphatation qui a été mis en œuvre de 88 à 92, qui a permis de réduire de façon très importante les rejets de phosphates, mais n&rsquo;a pas eu d&rsquo;influence sur les échouages, les phosphates présents dans le sédiment ayant pris le relais. Une légère baisse des taux de phosphore interne des algues a été quelquefois observée, mais insuffisante pour que le phosphore devienne limitant.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Ultérieurement le CEVA a insisté sur la baisse des taux de nitrates en cours de saison, qui semblent signer le rôle limitant des nitrates.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Plus récemment, dans</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> <a href="http://www.ceva.fr/fre/MAREES-VERTES/Connaissances-Scientifiques/Mecanismes-et-causes/Roles-respectifs-de-l-azote-et-du-phosphore" target="_blank">un document disponible sur son site internet</a></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote6sym" name="sdfootnote6anc"><sup>6</sup></a></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">, le CEVA insiste sur la différence entre facteur limitant, facteur &nbsp;&raquo;responsable&nbsp;&raquo; et facteur opérationnel de contrôle.</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote7sym" name="sdfootnote7anc"><sup>7</sup></a></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Pour résumer la position du CEVA, ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;un élément est facteur limitant qu&rsquo;il est le facteur responsable. Ce qui paraît relativement évident : tous les éléments sont présents en quantité suffisante, et le premier qui vient à manquer, et qui devient de ce fait facteur limitant, ne peut pas être accusé d&rsquo;être responsable alors qu&rsquo;il est en fait, parmi tous les éléments nécessaires, celui qui est le moins abondant par rapport aux besoins des algues.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Pour l&rsquo;IFREMER, les nitrates sont à la fois facteur limitant et facteur responsable des marées vertes ; pour l&rsquo;INRA (Guy Barroin), c&rsquo;est contre les phosphates qu&rsquo;il faut se battre, même s&rsquo;il faut des dizaines d&rsquo;années ; et le CEVA a aujourd&rsquo;hui une position intermédiaire, où les nitrates ne sont ni responsables ni limitants, mais sont le seul moyen de contrôle possible.</b></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Enfin on ne peut finir ce tour de table sans évoquer l&rsquo;Institut Scientifique et Technique de l&rsquo;Environnement (<a href="http://www.institut-environnement.fr/" target="_blank">ISTE</a>), association présidée par Christian Buson, dont l&rsquo;action et les publications (démontrant l’innocuité des nitrates pour la santé humaine et le manque de solidité de la démonstration du lien entre nitrates et marées vertes) ont conduit à la demande par les ministères de l&rsquo;Agriculture et de l&rsquo;Environnement du rapport d&rsquo;arbitrage conduit par Mr Chevassus-au-Louis. L&rsquo;ISTE est en effet cité nominativement dans la lettre de mission à l&rsquo;origine de ce rapport (voir &laquo;&nbsp;<a title="L’arbitrage, ou le rapport « Chevassus »" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/larbitrage-ou-le-rapport-chevassus/">l&rsquo;arbitrage</a>&laquo;&nbsp;), qui sera évoqué longuement par ailleurs.</span></span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a><span style="font-size: small;"> L&rsquo;IFREMER est né en 1984 de la fusion du CNEXO (Centre National pour l&rsquo;EXploitation des Océans) créé en 1967 et de l&rsquo;ISTPM (Institut Scientifique et Technique des Pêches Maritimes) remplaçant lui-même en 1953 l&rsquo;Office des Pêches Maritimes </span></p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a><span style="font-size: small;"> &nbsp;&raquo;Les marées vertes en Bretagne. La responsabilité du nitrate&nbsp;&raquo;, Menesguen A.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p><a href="#sdfootnote3anc" name="sdfootnote3sym">3</a><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;"> &nbsp;&raquo;On notera par ailleurs que depuis longtemps, en fait depuis que la concentration en nitrate du </span></span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: small;">Douron a atteint 20 mg/l, le site est saturé et produit déjà son maximum d’algues vertes, ce qui permet d’avertir les pouvoirs publics et l’opinion qu’il ne faut hélas espérer aucun effet visible des 50 premiers pourcents de réduction de la teneur actuelle du Douron en nitrate, ce qui serait pourtant déjà un effort énorme !&nbsp;&raquo; Menesguen 2003</span></span></p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p><a href="#sdfootnote4anc" name="sdfootnote4sym">4</a><span style="font-size: small;"> &nbsp;&raquo;En ce qui concerne les nutriments disponibles, il a été montré à maintes reprises au niveau </span><span style="font-size: small;">des thalles individuels eux-mêmes, par le suivi régulier de leur teneur en azote et en phosphore, que les ulves subissent chaque année une chute rapide de leur teneur en azote au printemps tendant vers des valeurs estivales insuffisantes pour une croissance correcte des algues, et ne recouvrent des teneurs élevées qu&rsquo;en fin d&rsquo;automne. Ce phénomène d&rsquo;appauvrissement des algues est également visible pour le phosphore, mais est moins marqué et plus transitoire que pour l&rsquo;azote, </span><span style="font-size: small;"><b>ce qui établit au niveau physiologique que la prolifération estivale des ulves sur les côtes bretonnes est limitée par l&rsquo;azote</b></span><span style="font-size: small;">.&nbsp;&raquo;</span><span style="font-size: small;"> (c&rsquo;est surligné dans le texte) Menesguen 2003</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p><a href="#sdfootnote5anc" name="sdfootnote5sym">5</a><span style="font-size: small;"> &nbsp;&raquo;Que la pollution par les phosphates rende l&rsquo;azote limitant dans un espace/temps restreint ne fait aucun doute. En inférer que l&rsquo;azote est limitant à l&rsquo;échelle de l&rsquo;écosystème, c&rsquo;est ignorer le rôle des fixatrices d&rsquo;azote. Et vouloir, dans ces conditions, utiliser l&rsquo;azote comme facteur de maîtrise est à la fois techniquement impossible et écologiquement risqué. C&rsquo;est toujours le phosphore qu&rsquo;il convient de réduire globalement, c&rsquo;est toujours lui le facteur de maîtrise. ..<br />
&#8230;Cette stratégie d&rsquo;intervention peut sembler novatrice pour certains, déplacée pour d&rsquo;autres, tant l&rsquo;idée de la responsabilité du nitrate est ancrée dans les esprits. Ancrage facilité déjà par une certaine (mauvaise) volonté à voir de l&nbsp;&raquo;&rsquo;eutrophisation &nbsp;&raquo; là où sévit la &nbsp;&raquo;pollution par les phosphates&nbsp;&raquo;. Mais ancrage facilité surtout par l&rsquo;application d&rsquo;une version &laquo;&nbsp;adaptée&nbsp;&raquo; du concept originel de facteur limitant : puisque pour augmenter une production céréalière il suffit d&rsquo;augmenter le facteur limitant, pour réduire les proliférations algales il suffit de réduire ce même facteur limitant, et s&rsquo;il est &nbsp;&raquo; scientifiquement prouvé &nbsp;&raquo; que l&rsquo;azote est le facteur limitant, c&rsquo;est l&rsquo;azote qu&rsquo;il convient de réduire. Raisonnement qui témoigne d&rsquo;une totale méconnaissance de l&rsquo;abîme qui sépare l&rsquo;augmentation d&rsquo;une production céréalière de la diminution de proliférations algales, ne serait-ce que du point de vue de l&rsquo;activité des fixatrices d&rsquo;azote. Procédant sans doute d&rsquo;un fort louable souci d&rsquo;économie de pensée ce raisonnement présente cependant l&rsquo;avantage considérable d&rsquo;être simple, d&rsquo;où son succès&#8230;&nbsp;&raquo; G.Barroin 2003</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote6">
<p><a href="#sdfootnote6anc" name="sdfootnote6sym">6</a><span style="color: #000080;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><i>http://www.ceva.fr/fre/MAREES-VERTES/Connaissances-Scientifiques/Mecanismes-et-causes/Roles-respectifs-de-l-azote-et-du-phosphore</i></span></span></span></p>
</div>
<div id="sdfootnote7">
<p><a href="#sdfootnote7anc" name="sdfootnote7sym">7</a><span style="font-size: small;"> &nbsp;&raquo;C’est ainsi que l’on assimile régulièrement le facteur limitant au facteur « responsable » ou dont « l’excès » est « à l’origine » de l’eutrophisation. De tels raccourcis de langage ont en fait l’inconvénient de faire perdre de sa lisibilité à la notion de facteur limitant puisque celui-ci se définit en réalité comme le facteur « minimum » par rapport aux autres qui sont, eux, en excès pour la croissance des algues. Le facteur limitant n’est pas plus qu’un élément nutritif dont l’évolution est responsable du processus d’eutrophisation à un stade trophique donné, sachant aussi d’après ce qui précède que les stades trophiques peuvent se succéder avec des facteurs limitants « responsables » différents.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> Ensuite, s’il est logique à priori de considérer le facteur limitant d’une eutrophisation comme le facteur de maîtrise à privilégier (contrôler le facteur qui contrôle, plutôt que celui qui ne contrôle pas…), il est quand même intéressant de se poser la question du stade trophique que l’on prendra comme objectif de restauration. S’attaquer exclusivement au facteur limitant du stade trophique du moment pour en bloquer l’évolution (et éviter une crise dystrophique par exemple), n’est pas la même chose que de s’attaquer (aussi) par anticipation au facteur limitant qui contrôlera le stade trophique de retour à un bon état du milieu.&nbsp;&raquo; CEVA</span></p>
</div>
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