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	<title>marées vertes:  que faire?marées vertes:  que faire? &#187; modélisation</title>
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	<description>il &#34;suffit&#34; de baisser les taux de nitrates?</description>
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		<title>En bref, pour ceux qui sont pressés.</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 18:06:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Signalés dès 1924 par un agronome sur des plages de Bretagne Nord, des échouages d&#8217;algues vertes, plus précisément des ulves, sont observés sur de nombreux sites, mais en quantités importantes et gênantes seulement sur une grosse demi-douzaine de sites. Ces échouages n&#8217;ont pris une importance vraiment problématique qu&#8217;à partir de la fin des années 60, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Signalés dès 1924 par un agronome sur des plages de Bretagne Nord, des échouages d&rsquo;algues vertes, plus précisément des ulves, sont observés sur de nombreux sites, mais en quantités importantes et gênantes seulement sur une grosse demi-douzaine de sites. Ces échouages n&rsquo;ont pris une importance vraiment problématique qu&rsquo;à partir de la fin des années 60, les constructions de résidences secondaires et d&rsquo;hôtels avant cette période, par exemple à La Lieue-de-Grève, en attestent : si les échouages avaient eu l&rsquo;ampleur qu&rsquo;ils ont maintenant, personne n&rsquo;aurait construit sur le bord de cette plage magnifique.</p>
<p>Il est donc difficile d&rsquo;imaginer que le développement de l&rsquo;activité humaine en général, et de l&rsquo;agriculture en particulier n&rsquo;aient joué aucun rôle dans l&rsquo;augmentation des marées vertes. Les rejets ayant été multiples, et les algues vertes ayant des besoins divers, on ne peut toutefois pas faire porter à priori la totalité de la responsabilité sur les seuls nitrates d&rsquo;origine agricole. Les rejets de phosphates ont été considérables, et l&rsquo;agriculture n&rsquo;en est pas la seule responsable. (voir <a href="http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/007942-01_rapport_cle2e3e51.pdf" target="_blank">rapport</a> « Chevassus »).</p>
<p>Mais les stocks de phosphates présents dans les sédiments interdiraient tout espoir de résultat à court ou moyen terme par le biais d&rsquo;une seule action sur les rejets de phosphates. La recherche de moyens d&rsquo;éviter le relargage de ce stock de phosphore serait peut-être envisageable.</p>
<p>La solution retenue et mise en œuvre est donc d&rsquo;essayer de faire mourir les marées vertes d&rsquo;un manque de nitrates. Pour simplifier, comme on ne peut pas les faire disparaître en les privant de CO2, ni de lumière, ni de phosphates, ni de tout autre nutriment, le moins difficile, (mais très difficile quand même ) semble être de les priver de nitrates.</p>
<p>Les modélisations proposées par l&rsquo;IFREMER et le CEVA indiquent qu&rsquo;il faudra atteindre des taux inférieurs à 10 mg/litre de nitrates pour espérer un résultat ; ce qui est d&rsquo;ailleurs confirmé par l&rsquo;histoire des marées vertes : elles n&rsquo;ont été considérées comme un problème à la Lieue-de-Grève qu&rsquo;en 1968, alors que les taux moyens de nitrates dans les rivières bretonnes semblent (il y a bien peu de données à cette époque) n&rsquo;avoir dépassé 5 mg/litre qu&rsquo;après 1970. (Rappelons que l&rsquo;eau, pour être considérée comme potable, doit contenir au maximum 50 mg de nitrates par litre, c&rsquo;est à dire dix fois plus !)</p>
<p>La <a title="Actions préventives: plan, coût et limites" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/actions-preventives-plan-cout-et-limites/" target="_blank">modélisation</a> réalisée sur le bassin versant du Yar indique qu&rsquo;il faudrait supprimer totalement l&rsquo;agriculture pour espérer arriver après quelques années à moins de 10 mg/litre. Encore n&rsquo;y a-t-il sur ce bassin versant que des élevages de bovins, dont trois qui font aussi du porc ; on est donc bien loin de l&rsquo;agriculture intensive hors-sol toujours considérée comme responsable.</p>
<p>Le choix qui se présente est le suivant: soit on maintient la pression sur les agriculteurs pour les contraindre à diminuer les fuites de nitrates, mais on sait que les taux ne descendront jamais sous 10 mg/litre, et dans le cas de la Lieue-de-Grève on ne viendra jamais à bout des marées vertes, soit on supprime totalement l&rsquo;agriculture sur ce bassin versant, et&#8230; on ne sait même pas ce qui se passera !</p>
<p>En effet, rien ne permet d&rsquo;affirmer que les stocks d&rsquo;azote organique du sol et du sédiment sous la plage, ou les organismes capables de capter l&rsquo;azote de l&rsquo;air, ne viendront pas pallier la diminution des nitrates en provenance de l&rsquo;agriculture. Donc rien ne permet d&rsquo;affirmer que les efforts accomplis ne demeureront pas vains.</p>
<p>Parce que rien ne permet aujourd&rsquo;hui de dire que ce ne sont pas les phosphates qui étaient limitants avant l&rsquo;aggravation du phénomène.</p>
<p>C&rsquo;est à dire que même si l&rsquo;idée de lutter contre les marées vertes en diminuant les flux de nitrates est recevable (encore que Guy Barroin de l&rsquo;INRA pense qu&rsquo;elle ne l&rsquo;est pas ou en tout cas pas utilisée seule), rien ne dit que cette méthode sera efficace. (On ne peut bien sûr pas exclure que cela fonctionne sur certains sites et pas sur d&rsquo;autres.)</p>
<p>Dans tous les cas, le combat sera très long, parce que les nitrates ne sont pas encore limitants : s&rsquo;ils l&rsquo;étaient, la production d&rsquo;ulves varierait annuellement suivant les flux de nitrates, or ce n&rsquo;est pas le cas. Cela signifie que la diminution des flux de nitrates sera sans effet aussi longtemps que les nitrates ne seront pas devenus limitants.</p>
<p>Et à ce moment là, on ne sait pas comment se comporteront les autres sources d&rsquo;azote évoquées plus haut, compte-tenu des stocks d&rsquo;azote et de phosphore dans les sols et les sédiments.</p>
<p>Pour la lutte contre les flux de nitrates, on se trouve en effet devant une double difficulté : diminuer les fuites « directes » d&rsquo;azote de l&rsquo;agriculture et s&rsquo;assurer que la reminéralisation de l&rsquo;azote organique du sol et le captage de l&rsquo;azote de l&rsquo;air ne compromettent les efforts accomplis.</p>
<p>Et à supposer que ces deux difficultés soient résolues (!), reste à savoir quel résultat espérer d&rsquo;une telle diminution des flux de nitrates.</p>
<p>En effet, <a href="http://archimer.ifremer.fr/doc/1999/rapport-2665.pdf" target="_blank">certaines études</a> de l&rsquo;IFREMER ont été faites en considérant que les ulves avaient un taux de matière sèche de 2,8%, ce qui amenait les chercheurs à la conclusion que les ulves utilisaient selon les sites entre 0 et 50% des nitrates apportés par les rivières en fin de printemps et début d&rsquo;été (cinq semaines centrées sur juin).</p>
<p>En réalité, le taux de matière sèche est plutôt de l&rsquo;ordre de 10%, on trouve même quelque fois 15% (rapport « Chevassus » page 74) ; il faut donc conclure des études citées que la production d&rsquo;ulves peut être jusqu&rsquo;à deux fois supérieure à ce que permettent les apports de nitrates de cette même période. D&rsquo;où viennent les autres nitrates utilisés par les ulves ? Des apports antérieurs (c&rsquo;est qu&rsquo;il y a eu stockage), des apports ultérieurs (juillet août, en général l&rsquo;étiage) ou d&rsquo;une autre source ? S&rsquo;engager dans des efforts tels que ceux qui sont envisagés dans les plans de lutte contre les marées vertes sur des bases aussi peu fiables semble un peu hasardeux.</p>
<p>Il semble qu&rsquo;on pourrait essayer, en détournant une partie du débit d&rsquo;étiage de la rivière « responsable » de vérifier si les modèles utilisés sont bons, ou s&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;être révisés (réviser un modèle n&rsquo;est pas une honte, c&rsquo;est ce que font sans cesse les météorologues, ce grâce à quoi ils progressent sans arrêt). Cette idée avait d&rsquo;ailleurs déjà été proposée il y a plus de vingt ans par des chercheurs de l&rsquo;IFREMER, mais avait suscité à l&rsquo;époque une levée de boucliers.</p>
<p>On sait, par l&rsquo;observation d&rsquo;autres sites, sur lesquels il n&rsquo;y a pas de marée verte malgré des flux de nitrates importants, que si les nitrates arrivent à un endroit où l&rsquo;eau est suffisamment renouvelée, il n&rsquo;y a pas de formation de marée verte. Les modèles hydrodynamiques existants permettraient de savoir quel débit capter et où le rejeter pour, peut-être, éviter les marées vertes, mais en tout cas pour valider ou pas les modèles utilisés . Donc tout le monde y trouverait son compte.</p>
<p>Sauf éventuellement ceux dont le combat contre les marées vertes serait un alibi pour obtenir la fin du modèle agricole breton.</p>
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		<title>Saison 2013</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Oct 2013 07:59:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On apprend que les quantités d&#8217;algues vertes ramassées cette année sont au niveau le plus faible depuis plus de 10 ans: voir l&#8217;article dans le Télégramme. Et que ce sont les conditions météorologiques qui expliquent ce résultat, printemps froid et été tardif. Pourtant l&#8217;IFREMER et le CEVA nous ont dit et répété que ce sont [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On apprend que les quantités d&rsquo;algues vertes ramassées cette année sont au niveau le plus faible depuis plus de 10 ans: voir l&rsquo;article dans le <a href="http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/algues-vertes-il-n-y-en-a-jamais-eu-si-peu-24-09-2013-2244223.php" target="_blank">Télégramme</a>.<br />
Et que ce sont les conditions météorologiques qui expliquent ce résultat, printemps froid et été tardif.<br />
Pourtant l&rsquo;IFREMER et le CEVA nous ont dit et répété que ce sont les apports de nitrates du mois de juin qui font le démarrage de la saison et le soleil de juillet août aurait dû l&rsquo;entretenir, donc on avait tous les ingrédients pour de superbes marées vertes (temps de cochon tout le printemps, donc beaucoup d&rsquo;apports de nitrates, et temps superbe après avec beaucoup de soleil).<br />
Puis dans le même article, on apprend qu&rsquo;à Guissény il y en a eu plus que les autres années, et qu&rsquo;à St Michel-en-Grève la saison a été normale.<br />
Or la météo a été la même partout! Donc les explications de l&rsquo;IFREMER ne tiennent pas la route, ce qui correspond aux conclusions de ce blog. Il faut chercher ailleurs. Une fois de plus, je propose de chercher l&rsquo;explication dans les courants de vent, qui peuvent écarter de la côte les algues, ou les eaux chargées en nutriments. Les courant dus au vent ne sont pas pris en compte  dans la modélisation, et je suis persuadé que la compréhension du phénomène passe, entre autres, par là.<br />
Le site a une importance primordiale dans la formation des marées vertes, et les courants, qu&rsquo;ils soient de marée ou de vent font partie des caractéristiques du site: un vent de nord-est ne va pas créer le même courant en baie de St Brieuc et en baie de Guissény.</p>
<p>Cette compréhension ne résoudra pas le problème, mais le fait de mieux le comprendre ne peut faire que du bien.</p>
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		<title>La communication sur les marées vertes: un cas d&#8217;école</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Oct 2013 15:53:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On peut établir un parallèle entre le problème des algues vertes et d&#8217;autres problèmes qui font la une des journaux : - Des scientifiques, après avoir travaillé sur des modèles mathématiques, émettent un avis qui doit entraîner des prises de décisions importantes. - D&#8217;autres scientifiques émettent un avis différent, avis dont la presse ne se fait [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">On peut établir un parallèle entre le problème des algues vertes et d&rsquo;autres problèmes qui font la une des journaux :</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- Des scientifiques, après avoir travaillé sur des modèles mathématiques, émettent un avis qui doit entraîner des prises de décisions importantes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- D&rsquo;autres scientifiques émettent un avis différent, avis dont la presse ne se fait pas ou peu l&rsquo;écho.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- De part et d&rsquo;autre, des groupes d&rsquo;intérêt, et des lobbys, soutiennent les scientifiques dont l&rsquo;avis va dans le sens de leurs convictions ou de leurs intérêts.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">- Enfin des politiques hésitent, coincés entre les intérêts économiques et les rappels à l&rsquo;ordre d&rsquo;une minorité écologiste bruyante. (efficacement soutenue par la presse)</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Cette situation entraîne un durcissement des positions de toutes les parties en présence, y compris des scientifiques.</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">On peut penser au problème du réchauffement climatique, ou au problème du créationnisme, les ingrédients sont les mêmes que pour les marées vertes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Prenons l&rsquo;exemple du réchauffement climatique avec lequel Alain Menesguen lui-même fait le parallèle lors de sa conférence publique à l&rsquo;IFREMER le 13 mars 2013 en déplorant le retour de l&rsquo;obscurantisme.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Les scientifiques du <a href="http://www.ipcc.ch/home_languages_main_french.shtml#.Umf3l_m-2So" target="_blank">GIEC</a>, comme <a href="http://www.lsce.ipsl.fr/Phocea/Pisp/index.php?id=154" target="_blank">Jouzel</a>, assurent que le réchauffement qu&rsquo;on a observé à la fin du XX<sup>ème</sup> siècle est dû à l&rsquo;accroissement de l&rsquo;effet de serre lié à l&rsquo;activité humaine, principalement à la combustion des carburants fossiles. C&rsquo;est la thèse unanimement reprise par la presse, les politiques&#8230;</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">D&rsquo;autres, comme <a href="http://www.youtube.com/watch?v=dH6TmPHxZ44" target="_blank">Courtillot</a> pensent avec <a href="http://www.skepticalscience.com/lessons-from-past-climate-predictions-akasofu.html" target="_blank">Syun-Ichi Akasofu</a> que les variations observées pourraient être dues au réchauffement depuis le dernier petit âge glaciaire, comme le montre le graphique suivant, qui reprend l&rsquo;évolution de la température sur les 120 dernières années :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;" alt="" src="http://www.skepticalscience.com/pics/Akasofu2a.png" name="images17" align="BOTTOM" border="0" /></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> <i>(c&rsquo;est + 0,5°C et – 0,5°C qu&rsquo;il faut lire de part et d&rsquo;autre du 0°C)</i></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Ce réchauffement de 0,5°C par siècle se faisant avec des oscillations autour de la pente principale de hausse, on observe des périodes de montée brutale des températures (de 1930 à 1945 puis de 1985 à 2000) et des périodes de stabilisation, voire de baisse (1960 à 1970). Akasofu n&rsquo;exclut pas du tout que l&rsquo;activité humaine puisse éventuellement aggraver un peu la pente normale. Lui, et ceux qui partagent son point de vue, disent simplement que faire intervenir l&rsquo;activité humaine n&rsquo;est pas nécessaire pour expliquer la hausse des températures observée au siècle dernier. Ils sont traités comme des négationnistes. Si leur analyse est la bonne, nous devrions observer un palier dans la hausse des températures, or voilà la situation quelques douze ans plus tard :</span></span></p>
<p><a href="http://ysergent.fr/WordPress3/wp-content/uploads/2013/10/akasofu3.png"><img class="alignnone size-full wp-image-114" alt="akasofu3" src="http://ysergent.fr/WordPress3/wp-content/uploads/2013/10/akasofu3.png" width="290" height="281" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La courbe des températures est en train de sortir des marges de prévisions du GIEC, ce qui tendrait à montrer que ceux qu&rsquo;on qualifiait au mieux de climato-sceptiques, au pire de révisionnistes, n&rsquo;avaient peut-être pas tort !</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Le processus a été le même pour les marées vertes, l&rsquo;IFREMER, dominant dans les médias, sans doute grâce à l&rsquo;aide des associations environnementales, qui impose une vision du problème et <a href="http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Algues-vertes-l-association-obtient-gain-de-cause-_29176-avd-20120731-63332227_actuLocale.Htm" target="_blank">excommunie tout opposant</a>, une politique qui s&rsquo;engage, trop mollement au goût de l&rsquo;IFREMER et des militants écologistes, dans une direction qui n&rsquo;est pas mauvaise en tant que telle, mais dont on ne sait pas si elle mène quelque part.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">De même que l&rsquo;IFREMER n&rsquo;a pas tout expliqué, peut-être pour être plus audible par les décideurs, les scientifiques du GIEC ont volontairement caché un certain nombre d&rsquo;informations qui n&rsquo;allaient pas dans le sens de leur communication. </span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Dans un cas comme dans l&rsquo;autre, les scientifiques ont sûrement cru bien faire et œuvrer pour le bien de l&rsquo;humanité (ou de leur pays, ou de leur région).</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Mais ce manque de clarté à l&rsquo;époque d&rsquo;internet s&rsquo;avère contre-productif. Traiter ses adversaires d&rsquo;obscurantistes, alors qu&rsquo;il y a parmi eux des scientifiques reconnus ne fait pas avancer le débat.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Qu&rsquo;il y ait des propos outranciers à la fois du côté des agriculteurs qui défendent leur outil de travail donc presque leur survie (il n&rsquo;y a pas d&rsquo;indemnisation chômage pour un agriculteur qui doit cesser son activité), et du côté des associations environnementales dont les militants les plus radicaux envisageraient avec plaisir la disparition de l&rsquo;agriculture, c&rsquo;est regrettable, mais c&rsquo;est comme ça.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Que certains propos de Claude Allègre n&rsquo;aient pas servi la cause des &nbsp;&raquo;climato-sceptiques&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est une évidence. C&rsquo;est lui qui a été invité comme porte-drapeau des &nbsp;&raquo;climato-sceptiques&nbsp;&raquo; par les médias, qui n&rsquo;ont voulu retenir que ses excès. De même, il est évident que les positions extrémistes de certains &nbsp;&raquo;écolos&nbsp;&raquo; ont un effet tout à fait négatif sur la défense de l&rsquo;environnement. Quand les animateurs des <a href="http://www.riac-breizh.org/" target="_blank">RIAC</a></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote3sym" name="sdfootnote3anc"><sup>3</sup></a></span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">, tentent, avec courage et persuadés de l&rsquo;importance du combat qu&rsquo;ils mènent, de vulgariser les conclusions du GIEC, et affirment que tous les changements dus au réchauffement seront néfastes, plus de pluie là ou il en a trop, de sécheresse là où il fait sec, plus chaud là où il fait chaud, plus froid là où il fait froid&#8230;, on ne peut s&rsquo;empêcher de penser qu&rsquo;il s&rsquo;agit plus de l&rsquo;annonce d&rsquo;une punition divine que d&rsquo;un résultat scientifique. Les militants écologistes réinventent le péché originel, et n&rsquo;éclaircissent pas le débat, qui devient illisible.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Je voudrais ajouter deux remarques.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">D&rsquo;abord dans le cas des algues vertes comme dans le cas du réchauffement, les scientifiques sont partis de modèles.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Les modèles sont d&rsquo;une grande utilité, il n&rsquo;est que de voir qu&rsquo;on arrive à sortir un avion comme l&rsquo;A380, qui vole au premier essai (heureusement!!!) alors que c&rsquo;est un appareil d&rsquo;une énorme complexité. Le métier de pilote d&rsquo;essai ne consiste plus à redescendre suspendu à son parachute pour raconter ce qui s&rsquo;est passé, mais à contrôler d&rsquo;innombrables paramètres, et à pallier les automatismes en cas de problème. Certains doivent trouver que le métier a perdu de son charme !</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Il n&rsquo;est que de voir aussi le cas de la météorologie, dont les modèles s&rsquo;affinent d&rsquo;année en année. La qualité des prévisions a progressé de façon formidable dans les trente dernières années, les marins le savent : en course autour du monde, un bateau comme Orange arrive à faire le tour du globe sans avoir jamais plus de 25 nœuds de vent ! Un peu de chance sans doute, des progrès techniques qui permettent une vitesse suffisante pour suivre les perturbations sûrement, mais aussi beaucoup d&rsquo;informations et d&rsquo;anticipation. Les grenouilles sont au chômage. (aussi!)</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Mais cet exemple de la météorologie n&rsquo;est pas anodin ; il ne s&rsquo;agit bien entendu pas de dire que si on ne peut pas prédire à dix jours, il n&rsquo;y a pas de raison qu&rsquo;on puisse prédire à cinquante ans. Ce n&rsquo;est pas du même domaine, la climatologie n&rsquo;est pas la météorologie. Mais les modèles météorologiques sont testés tous les jours, et la réponse est quasi-immédiate, ce qui permet d&rsquo;améliorer les modèles en permanence.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Imaginons, si vous préférez, des enfants dont les devoirs faits pendant toute la scolarité seraient rendus ensemble au moment où ils passent le bac ! Il y aurait peut-être des surprises. Ce sont les échecs qui font progresser.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Les scientifiques qui travaillent avec ces modèles, sur les algues vertes ou sur le réchauffement, n&rsquo;ont d&rsquo;autre retour sur la validité de leurs modèles que les essais qu&rsquo;ils peuvent faire à posteriori, en faisant tourner les modèles sur le passé. C&rsquo;est léger pour les marées vertes (une trentaine de saisons, avec des données collectées de façon très inégale), c&rsquo;est plus que léger pour le réchauffement, une seule histoire de la Terre, et des hommes pour mesurer et enregistrer tout à la fin de l&rsquo;histoire.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Le problème est qu&rsquo;on n&rsquo;a rien d&rsquo;autre à proposer à la place en ce qui concerne le réchauffement. On ne peut qu&rsquo;attendre de voir l&rsquo;évolution de la température dans les prochaines années. Le vice-président du GIEC, Jouzel, a d&rsquo;ailleurs dit à <a href="http://www.staune.fr/" target="_blank">Jean Staune</a> : « Si le plateau se maintient encore pendant dix ans, alors Courtillot aura raison. »</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Mais Jouzel, comme les autres, est persuadé que si le réchauffement est bien d&rsquo;origine humaine, il est urgent d&rsquo;agir, et qu&rsquo;il ne faut pas sembler avoir le moindre doute pour ne démobiliser personne. Une sorte de pari : on n&rsquo;a rien à perdre à faire comme si on avait raison. Pascal a fait des émules !</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Je suis persuadé que c&rsquo;est le même type de raisonnement qui a conduit les chercheurs de l&rsquo;IFREMER à se figer sur leurs positions à propos des nitrates et des marées vertes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Contrairement au cas du réchauffement, on peut tenter quelque chose avec les marées vertes : l&rsquo;idée de détourner une partie du débit d&rsquo;étiage pendant les mois sensibles permettrait de valider, ou pas, les modèles de l&rsquo;IFREMER et du CEVA.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La deuxième remarque est presque plus importante : dans tous les cas, la conduite à tenir est la même, qu&rsquo;on adhère aux thèses du GIEC ou pas, il faut diminuer notre consommation d&rsquo;énergie fossile, parce qu&rsquo;elle va être de plus en plus chère, que les pays exportateurs ont leurs intérêts qui ne sont pas les nôtres, qu&rsquo;ils ne sont pas tous des démocraties, et qu&rsquo;il va de toute façon arriver un moment où il n&rsquo;y aura plus de réserves. Aucun chercheur n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs jamais dit : &nbsp;&raquo; allons-y, consommons, quand il n&rsquo;y en a plus, il y en a encore&nbsp;&raquo;</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">L&rsquo;exemple du président vénézuélien qui faisait des prix aux pays amis peut sembler sympathique, mais si tous les pays exportateurs se mettent à poser leurs conditions aux pays importateurs, la situation géopolitique va sérieusement se compliquer et la vie quotidienne aussi.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Donc dans tous les cas, nous devons nous débarrasser de notre addiction aux énergies fossiles. Mais on peut le faire sans vomir le monde moderne, en cherchant intelligemment des solutions de remplacement.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">Dans le cas des algues vertes, on a vu aussi que, dans tous les cas, il faut faire des efforts sur les taux de nitrates, mais dans un état d&rsquo;esprit tout à fait différent. Si on cesse d&rsquo;aborder le problème comme une lutte contre l&rsquo;agriculture &nbsp;&raquo;agro-productiviste&nbsp;&raquo;, on peut se dire qu&rsquo;on fait des efforts communs et qu&rsquo;on cherche toutes les solutions possibles. Qu&rsquo;il y ait des efforts à faire pour diminuer les rejets, personne ne le nie. Mais une chose est de se sentir honni, de sentir son travail méprisé, une autre chose est de participer à un effort expliqué et reconnu. Une chose est de se voir fixer un objectif impossible à atteindre, une autre est d&rsquo;avoir des objectifs chiffrés, et raisonnables.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Quand toutes les rivières bretonnes auront atteint la valeur guide de 25 mg/l, il y aura toujours des marées vertes, et on continuera à le reprocher aux agriculteurs, alors que leurs concurrents, même à l&rsquo;intérieur de la Bretagne, situés sur des bassins versants n&rsquo;aboutissant pas à des sites sensibles aux marées vertes, ne seront pas inquiétés. S&rsquo;ils ont leur part de responsabilité dans les excès qui ont été commis, d&rsquo;une part ils y ont été accompagnés, que ce soit par l&rsquo;Europe ou par l’État, d&rsquo;autre part ils ne sont pas responsables de la sensibilité des sites à marées vertes. Il faudrait en tenir compte.</span></span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a><span style="font-size: small;"> voir &nbsp;&raquo;La science en otage&nbsp;&raquo;, Jean Staune</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a><span style="font-size: small;"> idem</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p><a href="#sdfootnote3anc" name="sdfootnote3sym">3</a><span style="font-size: small;"> Réseau Initiative Action Climat</span></p>
</div>
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		<title>Le rôle du vent</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Oct 2013 08:20:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[J.Y. Piriou en 1985 évoque un double rôle du vent, d&#8217;une part dans les déplacements des stocks d&#8217;algues profondes dans le sens de la houle, et d&#8217;autre part dans les échouages qui ont lieu, souligne-t-il, plus par temps calme que par gros temps. On peut penser que c&#8217;est ainsi le vent qui explique que, dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">J.Y. Piriou en 1985 évoque un double rôle du vent, d&rsquo;une part dans les déplacements des stocks d&rsquo;algues profondes dans le sens de la houle, et d&rsquo;autre part dans les échouages qui ont lieu, souligne-t-il, plus par temps calme que par gros temps. On peut penser que c&rsquo;est ainsi le vent qui explique que, dans la même baie, les échouages se déplacent d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre. Il est signalé aussi que le vent est déterminant dans le courant résiduel de marée en baie de St Brieuc.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Un autre effet n&rsquo;a jamais été approfondi, bien qu&rsquo;il ait été évoqué par Michel Merceron dans une publication sur la baie de Douarnenez ( Merceron M. et al, 1999). Il rapporte en effet que les vents de terre favorisent les échouages, et qu&rsquo;au contraire, les vents du large semblent favoriser le départ des algues.</span></span><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Malheureusement, la modélisation des courants de vent n&rsquo;a jamais été entreprise pour compléter ces observations et ils n&rsquo;ont pas été pris en compte dans la modélisation des marées vertes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">L&rsquo;explication pourrait être la suivante :</span></span></p>
<p><a href="http://ysergent.fr/WordPress3/wp-content/uploads/2013/10/vent-échouages.png"><img class="alignnone size-full wp-image-98" alt="vent-échouages" src="http://ysergent.fr/WordPress3/wp-content/uploads/2013/10/vent-échouages.png" width="588" height="317" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">Il y a des stocks d&rsquo;algues vertes au fond, par quelques mètres de profondeur ; le vent vient de la terre, il crée un &nbsp;&raquo;courant de vent&nbsp;&raquo;, qui écarte l&rsquo;eau de surface de la côte, et l&rsquo;eau du fond est &nbsp;&raquo;aspirée&nbsp;&raquo; à la côte par un &nbsp;&raquo;courant induit&nbsp;&raquo; ; ce phénomène d&rsquo; « up-welling » apporte les algues vertes en bord de plage, où elles forment le rideau décrit plus haut. A partir du rideau, elles pourront s&rsquo;échouer ultérieurement, quant aux algues qui pourraient être entraînées par le courant de surface vers le large, comme elles sont plus lourdes que l&rsquo;eau, elles retombent au fond (sédimentent) dès qu&rsquo;elles ont quitté la zone de déferlement, puis sont rapportées vers le bord par le courant induit. Ceci explique très bien que la concentration d&rsquo;algues se stabilise près du bord.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">A l&rsquo;inverse, si le vent souffle du large, le schéma s&rsquo;inverse, l&rsquo;eau de surface va chasser l&rsquo;eau du fond, et ceci explique qu&rsquo;après un coup de vent d&rsquo;ouest en baie de Douarnenez, les algues aient disparu du rideau, s&rsquo;étant échouées( mais Piriou comme Merceron ont observé qu&rsquo;en général les échouages avaient lieu surtout par temps calme), ou plus probablement ayant été chassées vers le large dans des zones plus profondes. C&rsquo;est bien sûr un schéma simplifié, qui ne tient pas compte du découpage de la côte, des particularités de chaque site, mais il permet d&rsquo;expliquer une partie des observations faites.</span></span></p>
<p><b style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">Ce rôle du vent conduit à analyser </b><b style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">d&rsquo;une part </b><b style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">la croissance des algues , et </b><b style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">d&rsquo;autre part </b><b style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">les échouages , ce qui permettrait peut-être d&rsquo;expliquer les variations inter-annuelles, et les variations d&rsquo;un site à l&rsquo;autre mieux que ne le font les seules mesures des flux de nutriments.</b></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Bien sûr, cette théorie ne permet pas de résoudre le problème des marées vertes, mais l&rsquo;idée de séparer le problème de la croissance des algues du problème de leur échouage ne devrait pas être écartée. Cela ne veut pas dire que tel ou tel nutriment est ou n&rsquo;est pas en cause, mais contraint à réfléchir sur le déroulement du phénomène. Des algues qui ne se sont pas développées ne peuvent évidemment pas s&rsquo;échouer, mais des algues développées ne s&rsquo;échouent pas nécessairement ; ou ne s&rsquo;échouent pas nécessairement là où elles se sont développées.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La corrélation observée en baie de St Brieuc à l&rsquo;exception de 1998, et qui ne se retrouve pas en général, pourrait d&rsquo;ailleurs, si on l&rsquo;examine en partant de l&rsquo;hypothèse que les courants de vent ont un rôle, s&rsquo;expliquer de la façon suivante :</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">les flux d&rsquo;azote sont fortement corrélés à la pluviométrie (taux de nitrates et débits augmentent en général en même temps), celle-ci est corrélée aussi aux vents dominants (il pleut souvent par temps de Sud à Ouest, moins souvent par temps de Nord-Est) donc quand l&rsquo;étude met en évidence une corrélation entre flux d&rsquo;azote et biomasse d&rsquo;algues, cette corrélation pourrait traduire seulement une augmentation des échouages provoquée par le vent. Parce qu&rsquo;en fait quand on dit biomasse, on veut dire biomasse échouée, et ramassée. Donc ce qu&rsquo;on mesure, c&rsquo;est le bilan de la production d&rsquo;ulves d&rsquo;une part, et des échouages d&rsquo;autre part.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Il est bien connu que prouver une corrélation ne prouve en rien un lien de causalité. (Le fait qu&rsquo;il y ait plus de malades à l’hôpital ne prouve pas que l’hôpital rende malade). Le lien de causalité, s&rsquo;il y en a un, pourrait ne pas être &nbsp;&raquo;le flux de nitrates est responsable de la croissance des ulves&nbsp;&raquo;, mais pourrait être &nbsp;&raquo;le vent de Sud est responsable de l&rsquo;échouage des ulves&nbsp;&raquo; dans la baie de St Brieuc.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Une explication n&rsquo;exclut d&rsquo;ailleurs pas nécessairement l&rsquo;autre ! Les deux liens pourraient coexister.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Quant à l&rsquo;année 1998, compte tenu du flux d&rsquo;azote très élevé, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une explication ou de l&rsquo;autre de la corrélation, elle a manifestement été exceptionnelle.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">A St Michel-en-Grève, une étude faite par le CEVA en 2000 n&rsquo;a pas permis de mettre en évidence de lien entre la force et la direction du vent et les surfaces d&rsquo;échouages.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Une fois encore, même si la biologie des ulves est une constante, les sites sont à prendre et à étudier un par un.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;">Mais penser séparément la prolifération et les échouages permet d&rsquo; imaginer des moyens pour diminuer les échouages, en pêchant les algues quand elles sont encore au fond et non dans le rideau, ou en les empêchant de remonter dans le rideau en entravant leurs déplacements sur le fond.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="sdfootnote1">
<p align="LEFT"><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a><span style="font-family: TimesNewRoman, serif;"><span style="font-size: small;">&nbsp;&raquo;Localement, il est connu, et nous avons nous-mêmes observé plusieurs fois, que les vents d&rsquo;est </span></span><span style="font-family: TimesNewRoman, serif;"><span style="font-size: small;">favorisent les échouages d&rsquo;ulves sur les plages, et les vents d&rsquo;ouest leur disparition des plages et leur retour en mer dans la mesure où le coefficient de marée le permet.&nbsp;&raquo; </span></span><span style="font-family: TimesNewRoman, serif;"><span style="font-size: small;"><i> (La baie de Douarnenez est ouverte à l&rsquo;ouest, et les vents d&rsquo;est sont donc bien des vents de terre, et les vents d&rsquo;ouest des vents du large )</i></span></span></p>
</div>
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