<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>marées vertes:  que faire?marées vertes:  que faire? &#187; marées_vertes</title>
	<atom:link href="http://ysergent.fr/WordPress3/tag/marees_vertes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://ysergent.fr/WordPress3</link>
	<description>il &#34;suffit&#34; de baisser les taux de nitrates?</description>
	<lastBuildDate>Wed, 21 Oct 2015 13:15:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=3.7.41</generator>
	<item>
		<title>Phosphore et phosphates: tout par en-dessous!</title>
		<link>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/phosphore-et-phosphates-tout-par-en-dessous/</link>
		<comments>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/phosphore-et-phosphates-tout-par-en-dessous/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Oct 2013 13:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[marées_vertes]]></category>
		<category><![CDATA[phosphates]]></category>
		<category><![CDATA[phosphore]]></category>
		<category><![CDATA[sédiments]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ysergent.fr/WordPress3/?p=75</guid>
		<description><![CDATA[Phosphore1 et phosphates. Les apports de phosphates ont augmenté de manière considérable en même temps que les apports de nitrates (voir rapport &#171;&#160;Chevassus&#160;&#187; p.47 et suivantes). Ils ont été très importants en gros de 1960 à 1985, puis ils ont diminué plus tôt et plus vite que les apports de nitrates pour la raison suivante : [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Phosphore</b></span></span><sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></b></span></span></sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b> et phosphates.</b></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Les apports de phosphates ont augmenté de manière considérable en même temps que les apports de nitrates (voir <a href="http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/007942-01_rapport_cle2e3e51.pdf" target="_blank">rapport &laquo;&nbsp;Chevassus&nbsp;&raquo;</a> p.47 et suivantes). Ils ont été très importants en gros de 1960 à 1985, puis ils ont diminué plus tôt et plus vite que les apports de nitrates pour la raison suivante : alors que les apports de nitrates sont à plus de 90% d&rsquo;origine agricole, donc diffus, les apports de phosphates étaient pour une part non négligeable d&rsquo;origine domestique, donc dans des effluents de stations d&rsquo;épuration et les assainissements non collectifs. Les travaux entrepris ont porté leurs fruits, et les apports ont diminué. En pourcentage, les apports d&rsquo;origine agricole augmentent actuellement par rapport aux apports totaux (50 à 60%), non parce qu&rsquo;ils augmentent dans l&rsquo;absolu, mais à cause de la diminution des autres apports, suite à la suppression des polyphosphates dans les lessives, et aux progrès réalisés sur le traitement des eaux usées en général, stations d&rsquo;épuration ou assainissements non-collectifs.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La difficulté est qu&rsquo;une grande partie des phosphates ne restent pas dissous dans l&rsquo;eau (ils sont très peu solubles), mais floculent et sédimentent avec des sels présents dans l&rsquo;eau. Ils peuvent être relargués ultérieurement par le sédiment dans certaines conditions. Les contrôler est donc très difficile, parce que les quantités accumulées dans les sédiments seraient très importantes, de l&rsquo;ordre de plusieurs dizaines d&rsquo;années d&rsquo;apport. Le temps de réponse aux efforts effectués serait donc encore beaucoup plus long qu&rsquo;avec les nitrates.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Les taux de phosphates disponibles sont très généralement largement en excédent par rapport aux besoins des ulves</span></span><sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">, donc rien n&rsquo;interdit de penser qu&rsquo;ils ont leur part de &nbsp;&raquo;responsabilité&nbsp;&raquo; dans les marées vertes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Que le phosphore ne soit que rarement (mais cela arrive par endroit certaines années) limitant dans la croissance des algues vertes ne suffit ni à le considérer comme responsable, ni à lui retirer toute responsabilité. Il faut retenir que le phosphore, comme l&rsquo;azote, est indispensable à la croissance et à la vie.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;">La différence avec l&rsquo;azote est, comme nous l&rsquo;avons vu, quantitative, mais elle est aussi qualitative : il n&rsquo;y a pas de phosphore dans l&rsquo;air, donc en absence de phosphates dans l&rsquo;eau, il n&rsquo;y a pas de croissance possible pour les ulves.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Les apports de phosphates ont été très importants pendant plusieurs décennies ; comme ils sont très peu solubles, ils se sont déposés, si bien qu&rsquo; il y a aujourd&rsquo;hui assez de phosphates dans le sédiment pour des dizaines d&rsquo;années de marées vertes.</b></span></span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a> <span><i>Le phosphore est indispensable aussi à la vie, il est en particulier à la base des transferts d&rsquo;énergie (cycle ADP-ATP). Les phosphates sont des ions qui comportent 4 atomes d&rsquo;oxygène pour un atome de phosphore (PO</i></span><sub><span><i>4</i></span></sub><span><i>)</i></span></p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a> <span><i> Les besoins des ulves en phosphore sont 16 fois plus faibles (16 en proportion atomique, 7,2 en proportion de masse) que les besoins en azote.</i></span></p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/phosphore-et-phosphates-tout-par-en-dessous/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Gaz carbonique et lumière</title>
		<link>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/gaz-carbonique-et-lumiere/</link>
		<comments>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/gaz-carbonique-et-lumiere/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Oct 2013 13:38:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[marées_vertes]]></category>
		<category><![CDATA[Mont_St_Michel]]></category>
		<category><![CDATA[turbidité]]></category>
		<category><![CDATA[Venise]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ysergent.fr/WordPress3/?p=70</guid>
		<description><![CDATA[Le gaz carbonique de l&#8217;atmosphère, ou celui dissous dans l&#8217;eau, sert comme source de carbone, le carbone qui est de très loin l&#8217;atome le plus abondant dans tous les organismes vivants. Grâce à l&#8217;énergie de la lumière, le gaz carbonique (CO2) est fixé par la plante, qui garde le carbone (C) et rejette l&#8217;oxygène (O2). [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Le gaz carbonique de l&rsquo;atmosphère, ou celui dissous dans l&rsquo;eau, sert comme source de carbone, le carbone qui est de très loin l&rsquo;atome le plus abondant dans tous les organismes vivants. Grâce à l&rsquo;énergie de la lumière, le gaz carbonique (CO<sub>2</sub>) est fixé par la plante, qui garde le carbone (C) et rejette l&rsquo;oxygène (O<sub>2</sub>). C&rsquo;est la photosynthèse. Donc dans la journée la plante absorbe du gaz carbonique et rejette de l&rsquo;oxygène, et la nuit, ou dans l&rsquo;obscurité, le bilan s&rsquo;inverse, et la plante respire comme le fait un animal, absorbe de l&rsquo;oxygène et rejette du gaz carbonique.La quantité de gaz carbonique n&rsquo;est jamais limitante dans les conditions qui nous intéressent. Et on entend dire que ça ne va pas changer prochainement !</span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-size: medium;">La lumière est la lumière du soleil, bien sûr, mais plus précisément la partie qui arrive aux ulves. Or celles-ci sont un peu plus lourdes que l&rsquo;eau, et vivent au fond, sauf, quand elles sont dans le rideau, où les mouvements de la mer suffisent à les maintenir en suspension. Donc interviennent trois facteurs :</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">- l&rsquo;ensoleillement, qui est plus important en été qu&rsquo;en hiver, d&rsquo;une part parce que les jours sont plus longs, que le soleil est plus haut dans le ciel, (donc une plus grande part de l&rsquo;énergie pénètre dans l&rsquo;eau), et que la météo est généralement plus favorable (quelle que soit l&rsquo;impression qu&rsquo;on peut quelquefois avoir !)</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">- la profondeur parce que la lumière est absorbée par l&rsquo;eau</span><sup><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></span></sup><span style="font-size: medium;">, et la quantité d&rsquo;énergie disponible diminue très vite avec la profondeur ; donc la configuration du site compte beaucoup à ce niveau, par la profondeur d&rsquo;une part et un peu aussi par la couleur du fond, qui renvoie plus ou moins bien la lumière</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">- la turbidité enfin, c&rsquo;est-à-dire la présence de particules en suspension dans l&rsquo;eau, qui fait que celle-ci va laisser passer la lumière plus ou moins bien : plus la turbidité est élevée, moins l&rsquo;eau paraît propre et moins la lumière pénètre dans l&rsquo;eau. La lumière et l&rsquo;énergie qu&rsquo;elle représente est absorbée ou renvoyée par les particules.</span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-size: medium;">Les particules augmentant la turbidité peuvent être de différentes origines.</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Il peut s&rsquo;agir d&rsquo;apports terrigènes liés à l&rsquo;érosion, celle-ci a par exemple beaucoup augmenté au moment du remembrement et de la suppression des talus qui délimitaient les champs. </span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Il peut s&rsquo;agir de plancton, le phytoplancton se multipliant grâce aux nutriments présents dans l&rsquo;eau, et le zooplancton se nourrissant du phytoplancton. Les nutriments dont le phytoplancton a besoin peuvent venir soit des apports terrigènes, soit d&rsquo;eaux profondes (phénomène d&rsquo;up-welling). </span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Il peut s&rsquo;agir enfin de sable et de bulles d&rsquo;air quand la mer est agitée et que le brassage met en suspension sable et air. </span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-size: medium;">La plus importante marée verte d&rsquo;Europe, qui avait lieu dans la lagune de Venise aurait été à peu près éliminée par une augmentation de la turbidité : de 1,5 million de tonnes en 1987, elle est tombée à 40 000 tonnes en 1998. Cette turbidité a été modifiée par des pêcheurs de palourdes, suite à l&rsquo;importation d&rsquo;une palourde japonaise pour pallier la mortalité des palourdes européennes. La pêche à la drague met en suspension de grandes quantités de sédiments, ce qui a fortement augmenté la turbidité de l&rsquo;eau, et diminué la quantité de lumière disponible pour les ulves. Dans le même temps, il n&rsquo;y aurait pas eu de réduction sensible des apports de nutriments. (A noter qu&rsquo;il y a quand même aussi des auteurs, (Curiel et al en 2004) qui attribuent cette diminution à une meilleure oxygénation du milieu et à une diminution des apports d&rsquo;éléments nutritifs.) (on trouve les 2 thèses dans le <a href="http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/007942-01_rapport_cle2e3e51.pdf" target="_blank">rapport &laquo;&nbsp;Chevassus&nbsp;&raquo;</a>, la première p.34 et la seconde p.25)</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Alain Menesguen affirme par ailleurs que si la baie du Mont St Michel n&rsquo;est pas atteinte par les marées vertes, c&rsquo;est seulement grâce à la turbidité de l&rsquo;eau ; autrement, tous les autres facteurs seraient très favorables.</span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-size: medium;">En gros, les conditions de développement sont optimales dans le rideau sur une plage très plate de sable blanc, bref, les plus belles plages !</span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-size: medium;">La lumière peut être limitante dans le rideau quand les algues sont si nombreuses qu&rsquo;elles se font de l&rsquo;ombre mutuellement, par un phénomène d&rsquo;auto-ombrage. Ceci pourrait être assez fréquent.</span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-size: medium;">On peut aussi évoquer le manque d&rsquo;oxygène nocturne dans le rideau : quand les algues sont très abondantes, qu&rsquo;elles se sont développées toute la journée en sursaturant l&rsquo;eau en oxygène, la nuit tombée la photosynthèse s&rsquo;arrête, mais la respiration continue, donc les algues pompent de l&rsquo;oxygène et rejettent du gaz carbonique. Peuvent-elles arriver à un niveau d&rsquo;oxygénation suffisamment bas pour provoquer des mortalités ou des dégradations ?</span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a>Très schématiquement, les infra-rouges sont arrêtés dans le premier mètre, et il n&rsquo;y a, en eau parfaitement propre, que 25% de l&rsquo;énergie de la lumière qui arrive à 5 mètres de profondeur.</p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/gaz-carbonique-et-lumiere/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Actions préventives: plan, coût et limites</title>
		<link>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/actions-preventives-plan-cout-et-limites/</link>
		<comments>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/actions-preventives-plan-cout-et-limites/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Oct 2013 13:27:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[CESER]]></category>
		<category><![CDATA[marées_vertes]]></category>
		<category><![CDATA[nitrates]]></category>
		<category><![CDATA[Région]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ysergent.fr/WordPress3/?p=60</guid>
		<description><![CDATA[Les actions préventives visent à diminuer les apports de nitrates par les rivières se jetant dans les baies concernées. Personne n&#8217;envisageant de couvrir la mer d&#8217;une bâche pour la protéger de la lumière, les différents éléments nutritifs nécessaires à la croissance des algues ont été examinés, et les chercheurs ont abouti à la conclusion que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Les actions préventives visent à diminuer les apports de nitrates par les rivières se jetant dans les baies concernées. Personne n&rsquo;envisageant de couvrir la mer d&rsquo;une bâche pour la protéger de la lumière, les différents éléments nutritifs nécessaires à la croissance des algues ont été examinés, et les chercheurs ont abouti à la conclusion que les nitrates étaient le seul levier d&rsquo;action accessible. En réalité, tous ne sont pas d&rsquo;accord, mais tout est décidé comme si c&rsquo;était un fait acquis.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">On a vu qu&rsquo;il y avait d&rsquo;abord eu des mesures générales sur les rejets de nitrates d&rsquo;origine agricole qui concernaient toutes les &nbsp;&raquo;zones vulnérables&nbsp;&raquo; (dont les bassins versants à marées vertes, mais pas seulement), et que ce n&rsquo;est qu&rsquo;à partir de 2010 que des mesures spécifiques ont été prises pour les marées vertes dans le <a href="http://www.bretagne.pref.gouv.fr/Les-actions-de-l-Etat/Environnement-et-prevention-des-risques/L-eau/Plan-de-lutte-contre-les-algues-vertes">Plan de lutte</a> contre les marées vertes de la Région Bretagne.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Le plan de lutte de la Région Bretagne</b></span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Les postes de dépense prévus dans le Plan sont les suivants :</span></span></p>
<p><em><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">(les valeurs indiquées correspondent au montant apporté par l’État, le pourcentage correspondant au taux de participation de l’État)</span></span></em></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Amélioration des connaissances : 200 000 € (50%)</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Ramassage : maximum par an 700 000 € (50%)</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Construction de plate-formes de compostage 8 M € (80%)</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Fonctionnement des plate-formes par an 140 000 € (30%)</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Méthanisation des lisiers : une vingtaine de projets</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Assainissement non collectif augmentation de 10% de l&rsquo;aide</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Mesures agricoles 16 M € / an pendant 5 ans</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Un montant considérable, puisque l’État prévoit 134 M€ sur 5 ans.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">On remarque que 80 M€ sur 5 ans représentent la plus grosse part du gâteau, affectés aux mesures d&rsquo;amélioration de l&rsquo;agriculture et qu&rsquo;il y a environ 12 millions pour l&rsquo;amélioration des connaissances, le ramassage, et la transformation des ulves (compostage), pour plus de 120 M€ pour la lutte &nbsp;&raquo;anti-nitrates&nbsp;&raquo; (méthanisation, assainissement et mesures agricoles).</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Times New Roman', serif;">On voit donc que l&rsquo;inquiétude du Conseil Scientifique de l&rsquo;Environnement de Bretagne (<a href="http://www.cseb-bretagne.fr/index.php?option=com_remository&amp;Itemid=28&amp;func=fileinfo&amp;id=75" target="_blank">CSEB</a>) quant au renversement des priorités est infondée, la plus grosse part, et de très loin, allant à la lutte contre les nitrates. Mais leur contrariété venait surtout du fait qu&rsquo;il était dit qu&rsquo;il fallait améliorer les connaissances, alors qu&rsquo;ils sont persuadés que tout est connu sur le sujet.</span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Ce montant n&rsquo;est que la part de l’État, le coût réel total de ce plan est bien sûr beaucoup plus élevé, si on prend en compte les dépenses des collectivité locales, et le coût pour les agriculteurs des efforts qui leur sont demandés.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Times New Roman', serif;">Et c&rsquo;est encore peu de choses par rapport au coût total du problème marées vertes, en terme d&rsquo;image, de développement touristique, de pertes pour la conchyliculture&#8230;.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Pour rapprocher les décisions du terrain, l&rsquo;idée a été de faire signer par les différents acteurs d&rsquo;un bassin versant, un &nbsp;&raquo;contrat de bassin versant&nbsp;&raquo;. Sont concernés, dans le principe sur la base du volontariat, les agriculteurs, les communes, les particuliers, les entreprises situés sur le bassin versant. Les bassins versants concernés sont les huit</span></span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></span></span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"> qui débouchent dans les baies où sont observées des marées vertes et qui sont identifiées comme responsables de flux de nitrates importants. Ces plans sont pluriannuels, et deux baies sont considérées comme &nbsp;&raquo;pilotes&nbsp;&raquo;, les deux qui sont le plus sévèrement atteintes, la baie de Lannion et la baie de St Brieuc.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Times New Roman', serif;">Ces plans sont différents les uns des autres ; si l&rsquo;on prend pour exemple le plan de bassin versant de la Lieue de Grève, c&rsquo;est une <a href="http://www.eau-loire-bretagne.fr/littoral/charte-territoire_lieue-greve.pdf" target="_blank">charte de territoire</a> 2011-2015 qui a été signée entre l’État,</span><span style="font-size: medium; font-family: 'Times New Roman', serif;">l&rsquo;Agence de l&rsquo;eau Loire-Bretagne, le Conseil Régional de Bretagne, le Conseil Général des Côtes d&rsquo;Armor, le Président du Comité des bassins versants de la Lieue de Grève, Lannion-Trégor-Agglomération, la Communautés de communes de Beg Ar C&rsquo;hra, le syndicat d&rsquo;Eau de la Baie, la chambre d&rsquo;Agriculture des Côtes d&rsquo;Armor et l&rsquo;ensemble des maîtres d&rsquo;ouvrages d&rsquo;actions du projet de territoire à très basses fuites d&rsquo;azote des bassins versants de la Lieue de Grève. Autant dire que tout le monde s&rsquo;y est mis !</span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Le but est le retour à un bon état écologique des bassins versants et de la baie en 2027, ceci voulant dire la disparition des phénomènes de prolifération excessive des algues vertes. On doit noter qu&rsquo;il y a surtout des élevages de bovins laitiers sur ce bassin versant.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Les objectifs stratégiques sont :</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">60% de la SAU en herbe en 2015 (47% en 2007)</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">baisse des entrées d&rsquo;azote de 10%</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">reconquête de 50% des zones humides cultivées</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">au moins 20 exploitations en production biologique (12 en 2009 sur un total de 170)</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Pour atteindre ces objectifs, la charte vise l&rsquo;adhésion d&rsquo;au moins 80% des agriculteurs à une charte individuelle d&rsquo;engagement.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Il y a plusieurs volets:</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">un volet agricole et agroalimentaire (transformation et distribution sont inclus)</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">un volet zones naturelles</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">un volet foncier</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">et un volet assainissement (jugé excessif par le Conseil Scientifique compte tenu du faible poids des rejets azotés dus à l&rsquo;assainissement par rapport au total)</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Le coût prévisionnel total est de 23 M€, les aides étant apportées à hauteur de 10,4 M€ par l’État (3,9 M€), l&rsquo;Agence de l&rsquo;eau (2,7 M€), la Région (2,3 M€) et le Conseil Général (1,5M€).</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Des objectifs de réduction des taux de nitrates chiffrés sont fixés : il faut passer de 2007 à 2015 (pour le centile 90) de 32 à 25,4 pour le Yar et de 37 à 28,9 pour le Roscoat.</span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Un <a href="http://www.bretagne.fr/internet/upload/docs/application/pdf/2012-03/rapport_algues_vertes_sans_couverture_v2.pdf" target="_blank">rapport</a> du CESER</span></span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></span></span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"> en mai 2011, qui fait le point sur la politique de prévention et énumère les différents types de contrats mis en place et proposés aux agriculteurs pour faire évoluer les pratiques agricoles vers des pratiques provoquant moins de rejets, (essentiellement moins de rejets de nitrates) précise que la division par 3 de l&rsquo;excédent de bilan azoté entre 1998 et 2007 ne s&rsquo;est traduite que par une baisse de 5 mg/l des taux de nitrates dans les rivières ! Le combat n&rsquo;est pas gagné !</span></span></p>
<p> <span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Le rapport du CESER continue</span></span><sup><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote3sym" name="sdfootnote3anc"><sup>3</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"> en pointant du doigt les difficultés liées aux changements de la réglementation, les difficultés qu&rsquo;il y a pour la mettre en place et la faire respecter, et enfin l&rsquo;existence de dérogations. Tout ceci la rend finalement peu efficace.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Ce n&rsquo;est pas le plus grave : il souligne aussi que les valeurs fixées par la réglementation, c&rsquo;est-à-dire un maximum de 50 mg/l pour le centile 90</span></span><sup><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote4sym" name="sdfootnote4anc"><sup>4</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">, et une &nbsp;&raquo;valeur guide&nbsp;&raquo;, donc une valeur vers laquelle il faut tendre, de 25 mg/l, sont totalement insuffisantes pour avoir une efficacité dans la &nbsp;&raquo;guerre&nbsp;&raquo; contre les algues vertes. Ce qui est évident puisque les marées vertes ont commencé dans ces sites très sensibles à une époque où les taux moyens de nitrates dans les rivières bretonnes étaient probablement inférieurs à 5mg/l.</span></span></p>
<p align="LEFT"> <span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Comme le CESER, le <a href="http://www.cseb-bretagne.fr/index.php/Littoral/Marees-vertes.html" target="_blank">Comité scientifique</a> du plan de lutte contre les algues vertes trouve inappropriés et insuffisants les objectifs de réduction des taux de nitrates exprimés en pourcentage (30 à 40% selon les sites) et il préconise de viser un taux de 5 à 10 mg/litre.</span></span></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Times New Roman', serif;">Ce qui pose problème, c&rsquo;est que les simulations faites avec les modèles donnent des résultats peu encourageants. Le schéma suivant montre l&rsquo;évolution des taux de nitrates de 2009 à 2020 en fonction des politiques conduites.</span></p>
<p><a href="http://ysergent.fr/WordPress3/wp-content/uploads/2013/10/Yar.png"><img class="alignnone size-full wp-image-61" alt="Yar" src="http://ysergent.fr/WordPress3/wp-content/uploads/2013/10/Yar.png" width="508" height="299" /></a> <em><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">d&rsquo;après <a href="http://etudes.bretagne-environnement.org/Recherche-textuelle/Modelisation-agro-hydrologique-du-bassin-versant-du-Yar/(offset)/1032" target="_blank">Raimbault</a> et al, Modélisation agro-hydrologique du bassin versant du Yar </span></span></em></p>
<p><span style="font-size: medium; font-family: 'Times New Roman', serif;">Les politiques retenues sont les suivantes :</span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">PAE en rouge : Pratiques actuelles extrapolées, donc projection dans le futur de la politique actuelle</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">SFEI en vert : Système Fourrager Économe en Intrants (voir ci-dessous)</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">AA en jaune : Arrêt de l&rsquo;Agriculture (On comprend l&rsquo;émoi des agriculteurs !)</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">L&rsquo;hypothèse SFEI impose aux exploitations de respecter un certain nombre de contraintes, un seuil minimum de surface en herbe, un plafond maximum de surface en maïs, des plafonds d&rsquo;apports azotés totaux et organiques par hectare, enfin des plafonds d&rsquo;apports azotés minéraux annuels en fonction des cultures.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">On voit que les 10 mg/litre ne seront jamais atteints dans les deux premières hypothèses, que l&rsquo;arrêt de l&rsquo;agriculture permet de passer sous 10 mg/litre en 5 à 6 ans, et que la diminution est ensuite beaucoup plus lente.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">On imagine facilement l&rsquo;émotion que peut provoquer une telle hypothèse dans une région dans laquelle l&rsquo;agriculture et le secteur agroalimentaire occupent une place prépondérante. On n&rsquo;en est plus à s&rsquo;opposer à l&rsquo;extension des porcheries, mais à envisager l&rsquo;arrêt de l&rsquo;agriculture. Alain Menesguen lui-même qualifie l&rsquo;hypothèse de provocatrice. C&rsquo;est le moins qu&rsquo;on puisse dire !</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Or on est très loin de l&rsquo;image des algues vertes liées aux cochons ou à l&rsquo;élevage hors sol en général : sur le bassin versant du Yar, accusé d&rsquo;être le responsable des marées vertes de la Lieue de Grève, tous les élevages sont des élevages de bovins, il n&rsquo;y avait en 2007 que 2 élevages qui avaient aussi des porcs. Sur l&rsquo;ensemble des bassins versants</span></span><sup><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote5sym" name="sdfootnote5anc"><sup>5</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"> arrivant à la Lieue de Grève, il y a 85 % d&rsquo;élevages de bovins, et près de la moitié (46 %) de la surface agricole utile est déjà en herbe. Sur 170 exploitations en 2007, on comptait 6 élevages de porcs, et 4 élevages mixtes bovins et porcs.(source:communication sur la &laquo;&nbsp;Lutte contre la prolifération des algues vertes dans la Baie de St Michel-en-Grève&nbsp;&raquo;)</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Et c&rsquo;est à partir de cette situation là qu&rsquo;on envisage de passer à un Système Fourrager Économe en Intrants, ou à l&rsquo;Arrêt de l&rsquo;Agriculture.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">L&rsquo;agriculture biologique, que certains peuvent imaginer comme une solution au problème, n&rsquo;est pas en soi une agriculture à basses fuites d&rsquo;azote ; elle s&rsquo;accompagne peut-être souvent de conduites vertueuses à cet égard, mais c&rsquo;est loin d&rsquo;être systématique. (par exemple un épandage de fumier, même biologique, après une culture de légumineuses engendre de grosses fuites d&rsquo;azote). D&rsquo;autre part, la figure ci-dessus montre que l&rsquo;agriculture &nbsp;&raquo;économe en intrants azotés&nbsp;&raquo;, (donc théoriquement à basses fuites d&rsquo;azote) est bien loin de permettre d&rsquo;atteindre le taux de 10 mg/l.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Sur les sites qui ont vu apparaître les marées vertes dans les années 80, quand les taux moyens de nitrates étaient déjà très élevés, on peut espérer que les efforts sur les flux de nitrates portent leurs fruits. En effet, si d&rsquo;autres facteurs</span></span><sup><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote6sym" name="sdfootnote6anc"><sup>6</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"> ne perturbent pas trop la donne, on peut logiquement s&rsquo;attendre à ce que des marées vertes qui ont débuté avec des taux de 40 mg/ l disparaissent ou diminuent quand les taux seront redescendus à ce niveau. Mais quand les marées vertes ont commencé avec des taux sensiblement inférieurs à 5 mg/l, on ne peut pas s&rsquo;attendre à des résultats sans des efforts énormes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Dans le premier cas, s&rsquo;engager dans des efforts raisonnables pour que les taux de nitrates tendent vers la &nbsp;&raquo;valeur-guide&nbsp;&raquo; de 25 mg/l</span></span><sup><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote7sym" name="sdfootnote7anc"><sup>7</sup></a></span></span></sup><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"> est un pari sans gros risque : si on gagne, tant mieux, et si c&rsquo;est sans effet, le coût des efforts engagés n&rsquo;aura pas été exorbitant et on aura fait mieux que respecter la législation, qui impose 50 mg/l.</span></span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;">Dans le cas des sites &nbsp;&raquo;historiques&nbsp;&raquo; des marées vertes au contraire, les efforts vont être énormes pour redescendre sous 10 mg/l, pour un résultat qui reste hypothétique.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Toute la lutte préventive est axée sur la baisse des taux de nitrates. Si celle-ci se justifie et peut probablement entraîner une amélioration sur les sites les moins atteints, elle passe, sans garantie de succès, par l&rsquo;arrêt de l&rsquo;agriculture sur les bassins versants qui alimentent les sites les plus sensibles, qui se trouvent être les plus atteints.</b></span></span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a>En pratique, il y a 4 rivières : le Quillimadec, le Horn, le Douron et le Yar, et quatre baies : celles de Douarnenez, de Fouesnant, de St Brieuc, et de La Fresnaye (à noter que celle-ci n&rsquo;a déjà plus d&rsquo;échouages d&rsquo;ulves depuis 2006)</p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a> &nbsp;&raquo;<span style="font-size: small;">En application de cette réglementation, et par la mise en œuvre de mesures </span><span style="font-size: small;">contractuelles volontaires complémentaires comme le Plan de maîtrise des pollutions d’origine agricole (PMPOA), les Contrats territoriaux d’exploitation (CTE) puis Contrats d’agriculture durable (CAD), et les mesures agro-environnementales (MAE), </span><span style="font-size: small;"><b>les agriculteurs ont fait évoluer leurs pratiques </b></span><span style="font-size: small;">(calendrier d’épandage, bandes enherbées, évolution du matériel) et permis de diviser par 3 l’excédent de bilan azoté, passé de 100 à 30 kg/ha depuis 1998. </span><span style="font-size: small;"><b>Sur la même période (1998-2007), il y a une tendance généralisée à la baisse des nitrates de 5 mg/L dans les cours d’eau.</b></span><span style="font-size: small;">&nbsp;&raquo; Le CESER est le Conseil Économique, Social et Environnemental de la Région Bretagne.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p align="LEFT"><a href="#sdfootnote3anc" name="sdfootnote3sym">3</a><span style="font-size: small;"> &nbsp;&raquo;Mais l’évolution incessante de la réglementation, ses contradictions parfois, ses difficultés d’application ou son non-respect, ainsi que certaines dérogations l’ont finalement rendue peu fiable et inopérante. De plus, la valeur limite de concentration en nitrates de 50 mg/L, et plus encore la valeur guide de 25 mg/L, qui orientent l’action publique en matière de santé et d’environnement, ne sont pas compatibles avec la lutte contre les algues vertes. Ces valeurs restent très supérieures au seuil de concentration de l’ordre de 10 mg/L que les scientifiques préconisent pour espérer des résultats tangibles. </span><span style="font-size: small;"><b>On peut donc affirmer que les outils réglementaires actuels sont insuffisants pour accompagner les évolutions souhaitées. </b></span><span style="font-size: small;">S’il reste nécessaire, le respect de la réglementation, aujourd’hui, ne suffit plus à lutter contre la prolifération des algues vertes.&nbsp;&raquo;</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p><a href="#sdfootnote4anc" name="sdfootnote4sym">4</a>Le centile 90 correspond à la valeur en dessous de laquelle se trouvent 90% des résultats de mesure. C&rsquo;est donc une valeur nettement supérieure à la moyenne, mais inférieure au maximum</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p><a href="#sdfootnote5anc" name="sdfootnote5sym">5</a>Le Yar est le plus important des rivières arrivant à la Lieue de Grève, mais elles sont 5, d&rsquo;importances très inégales : le Yar et le Roscoat représentent 80 % des apports de nitrates.</p>
</div>
<div id="sdfootnote6">
<p><a href="#sdfootnote6anc" name="sdfootnote6sym">6</a>Les phosphates et les stocks profonds en particulier peuvent avoir une influence sur l&rsquo;évolution du phénomène.</p>
</div>
<div id="sdfootnote7">
<p><a href="#sdfootnote7anc" name="sdfootnote7sym">7</a>La valeur-guide de 25 mg/l est introduite par le décret 2001/1220 pour les eaux destinées à être utilisées pour la consommation humaine après un traitement physique simple et une désinfection. Dans tous les autres cas, il n&rsquo;existe qu&rsquo;un maximum de 50 mg/l qui doit être respecté dans 95% des mesures.</p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/actions-preventives-plan-cout-et-limites/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Derrière les chercheurs, les forces en présence.</title>
		<link>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/derriere-les-chercheurs-les-forces-en-presence/</link>
		<comments>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/derriere-les-chercheurs-les-forces-en-presence/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Oct 2013 13:13:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Eaux_et_Rivières]]></category>
		<category><![CDATA[ISTE]]></category>
		<category><![CDATA[Lesné]]></category>
		<category><![CDATA[Le_Lay]]></category>
		<category><![CDATA[marées_vertes]]></category>
		<category><![CDATA[Ollivro]]></category>
		<category><![CDATA[Sauvegarde_du_Trévor]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ysergent.fr/WordPress3/?p=56</guid>
		<description><![CDATA[Les associations environnementales. On ne peut pas terminer ce panorama du contexte du problème des marées vertes sans évoquer l&#8217;existence de ces associations. Elles sont très variées, d&#8217;associations régionales comme &#160;&#187;Eaux et Rivières de Bretagne&#160;&#187; (anciennement Association pour la Protection et la Promotion du Saumon en Bretagne), à des associations locales comme Sauvegarde du Trégor, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><b>Les associations environnementales.</b></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">On ne peut pas terminer ce panorama du contexte du problème des marées vertes sans évoquer l&rsquo;existence de ces associations. Elles sont très variées, d&rsquo;associations régionales comme &nbsp;&raquo;<a href="http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?100/562" target="_blank">Eaux et Rivières de Bretagne</a>&nbsp;&raquo; (anciennement Association pour la Protection et la Promotion du Saumon en Bretagne), à des associations locales comme <a href="http://l-idiot-provincial.e-monsite.com/blog/do/tag/sauvegarde-du-tregor/" target="_blank">Sauvegarde du Trégor</a>, <a href="http://www.sauvegarde-du-penthievre.fr/" target="_blank">Sauvegarde du Penthièvre</a> ou <a href="http://baiedouarnenezenvironnement.over-blog.com/" target="_blank">Baie de Douarnenez Environnement</a>, pour n&rsquo;en citer que quelques unes. Toutes sont mobilisées contre les marées vertes, et on peut tout à fait comprendre la révolte des riverains de ces zones sinistrées par ce fléau.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;">Il y a aussi parmi elles quelques militants qui souhaitent la disparition de l&rsquo;agriculture bretonne telle qu&rsquo;elle existe actuellement, et pour qui ce combat contre les algues vertes n&rsquo;est qu&rsquo;un angle d&rsquo;attaque parmi d&rsquo;autres.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Le décès en 2009 de <a href="http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/mort-de-thierry-morfoisse-des-parents-avidesde-verite-16-08-2011-1400870.php?utm_source=rss_telegramme&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=rss&amp;xtor=RSS-24" target="_blank">Thierry Morfoisse</a>, chauffeur affecté au transport des algues vertes a donné à la lutte une nouvelle dimension. Il faisait suite à des morts de chiens, d&rsquo;un cheval, peut-être d&rsquo;un joggeur en 1989&#8230; Ce n&rsquo;était plus seulement un problème environnemental, ça devenait un problème de santé publique.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">De nombreuses manifestations ont été organisées, avec quelquefois des rencontres à risques comme le <a href="http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/fouesnant/fouesnant/fouesnant-29-algues-vertes-une-bataille-d-image-18-09-2011-1434289.php" target="_blank">18 septembre 2011</a> à Fouesnant, où se sont retrouvés face à face associations anti-algues-vertes et élus et agriculteurs exaspérés par ce qu&rsquo;ils ressentent comme une stigmatisation. Quelques centaines de mètres séparaient les deux groupes et il n&rsquo;y eût pas de heurts.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Il y a quelques figures en tête de ce combat, parmi lesquelles le Dr <a href="http://www.letelegramme.fr/ig/dossiers/alguesv/algues-vertes-docteur-lesne-il-y-a-bien-un-danger-de-mort-video-02-11-2009-636915.php" target="_blank">Claude Lesné</a>, médecin ingénieur au CNRS, en première ligne depuis des années et <a href="http://www.andreollivro.com/" target="_blank">André Ollivro</a> ancien professeur de philosophie élu Breton de l&rsquo;année 2009 pour son combat contre les marées vertes. On peut aussi citer <a href="http://www.bretagne-durable.info/user/list-contrib/814" target="_blank">Yves-Marie Le Lay</a>, président de Sauvegarde du Trégor, qui a déposé plainte contre le préfet des Côtes d&rsquo;Armor, et le Docteur <a href="http://www.saint-brieuc.maville.com/actu/actudet_--J-ai-donne-l-alerte-sur-la-dangerosite-des-algues-vertes-en-1999-_5-1088138_actu.Htm" target="_blank">Pierre Philippe</a> qui, médecin au centre hospitalier de Lannion, a vu passer dans son service des victimes des émanations d&rsquo;hydrogène sulfuré, et a porté témoignage de ces faits. André Ollivro a d&rsquo;abord écrit &nbsp;&raquo;La Bretagne est-elle une porcherie ?&nbsp;&raquo;, puis &nbsp;&raquo; Le scandale des algues vertes&nbsp;&raquo;, puis s&rsquo;est associé à Yves-Marie Le Lay pour écrire &nbsp;&raquo;Les algues vertes tuent aussi&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Après avoir fait porter le combat contre les taux de nitrates considérés comme responsables des marées vertes, André Ollivro a choisi de mettre l&rsquo;accent sur le risque sanitaire que représentent les échouages lorsqu&rsquo;on laisse se dégrader les algues échouées. Ce nouvel angle d&rsquo;attaque permet de ne plus avoir besoin de prouver le lien entre nitrates et algues vertes, puisqu&rsquo;en tout état de cause, l’État ne peut pas laisser dans des lieux accessibles au public des stocks de produits toxiques.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">De son côté, l&rsquo;association &nbsp;&raquo;Eaux et Rivières&nbsp;&raquo; maintient la pression sur les pouvoirs publics, pour que soit intensifiée la lutte contre les rejets de nitrates. Elle attaque au tribunal administratif les décisions qui lui semblent insuffisantes</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></span><span style="font-size: medium;">. En avril 2013, celui-ci lui donne raison contre la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Finistère.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><b>Certaines associations veulent la fin des marées vertes, mais d&rsquo;autres ont déclaré la guerre à ce qu&rsquo;André Ollivro et Yves-Marie Le Lay appellent le &nbsp;&raquo;totalitarisme idéologique de l&rsquo;agriculture intensive&nbsp;&raquo; et le &nbsp;&raquo;lobby agro-industriel&nbsp;&raquo;.</b></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">On touche là à une distinction fondamentale, savamment décrite par Luc Ferry</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></span><span style="font-size: medium;"> entre les défenseurs de l&rsquo;environnement, c&rsquo;est-à-dire du cadre dans lequel l&rsquo;homme vit, et les défenseurs de la nature en tant que telle.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Les premiers donnent à l&rsquo;homme une place centrale, on pourrait les qualifier d&rsquo;humanistes si le mot n&rsquo;était pas si galvaudé. Ils souhaitent pour eux et plus tard pour leurs enfants un monde agréable à vivre, même s&rsquo;il ne ressemble pas au monde qu&rsquo;ont laissé leurs grands-parents.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Les derniers considèrent au contraire que l&rsquo;homme ne fait pas partie de la nature, et qu&rsquo;il doit se faire oublier, certains affirmant même que la terre ne peut porter que 500 millions d&rsquo;hommes et qu&rsquo;il est de leur responsabilité de faire redescendre la population mondiale à ce nombre</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote3sym" name="sdfootnote3anc"><sup>3</sup></a></span><span style="font-size: medium;">.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">L&rsquo;écart entre les deux sensibilités est énorme. Mais entre les deux, on trouve toutes les nuances, pas toujours bien analysées, du rejet brutal de la société actuelle chez les plus jeunes, à la nostalgie du monde tel qu&rsquo;il était (ou plutôt tel qu&rsquo;on se le rappelle et l&rsquo;idéalise) chez les plus &nbsp;&raquo;anciens&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><b>La position des agriculteurs.</b></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Le développement agricole de la Bretagne, très rapide depuis les années 60, a propulsé la région en tête pour les productions porcines, avicoles et laitières. La production légumière a aussi fortement augmenté. Ce développement de l&rsquo;élevage s&rsquo;est traduit par une augmentation importante des pollutions créées par les épandages des déjections animales, et par les engrais chimiques dont la consommation a augmenté très vite. Cette <a title="Les perspectives: c’est pas gagné!" href="http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/les-perspectives-cest-pas-gagne/" target="_blank">croissance rapide</a> a été accompagnée par la création de grosses coopératives, de marchés au cadran selon l&rsquo;exemple hollandais, puis d&rsquo;un développement très important de tout le secteur agroalimentaire, du réseau routier, et même de la création d&rsquo;une compagnie maritime de ferry vers l&rsquo;Angleterre à l&rsquo;initiative des producteurs de légumes de la SICA du Léon.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">La situation a bien changé. Actuellement, la hausse des prix des céréales ayant entraîné la hausse du prix des aliments, et les prix de vente des productions animales n&rsquo;ayant pas suivi cette hausse, les revenus des éleveurs ont baissé quelquefois de façon dramatique, de nombreuses exploitations doivent fermer, les suicides sont nombreux</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote4sym" name="sdfootnote4anc"><sup>4</sup></a></span><span style="font-size: medium;">, et les éleveurs qui continuent doivent travailler énormément pour un revenu très faible.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Depuis des années, on leur a demandé de se mettre aux normes, d&rsquo;abord au niveau environnemental, avec la réalisation de dossiers d&rsquo;installation classée, lourds et coûteux à réaliser, et générateurs de contraintes supplémentaires, puis au niveau de l&rsquo;hygiène, puis au niveau du bien-être animal, sans parler du niveau administratif, avec des exigences sans cesse croissantes sur le suivi de leur gestion technique. En bref, on leur a imposé de plus en plus de contraintes&#8230;. Crise du lait, crise de la volaille, crise du porc, l&rsquo;agriculture bretonne souffre.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Entre 2000 et 2010, le nombre d&rsquo;exploitations a baissé de 26%, le nombre d&rsquo;actifs de 22%, l&rsquo;importance du cheptel de 5%</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote5sym" name="sdfootnote5anc"><sup>5</sup></a></span><span style="font-size: medium;">.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ils vivent aujourd&rsquo;hui très mal d&rsquo;être montrés du doigt alors qu&rsquo;ils ont le sentiment pour la majorité d&rsquo;entre eux de faire un travail de qualité, et de répondre à ce qu&rsquo;on attend d&rsquo;eux. Et des désaccords entre chercheurs, des incohérences que nous allons souligner, les ont amenés à croire qu&rsquo;ils étaient plus face à un acharnement militant qu&rsquo;à un constat scientifique.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Alors leurs réactions sont quelquefois violentes, même si elles sont toujours restées dans le domaine de l&rsquo;expression, verbale ou écrite. Un exemple, parmi les plus &nbsp;&raquo;soft&nbsp;&raquo;, dans le <a href="http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/algues-vertes-thierry-merret-s-en-prend-aux-ecologistes-integristes-09-09-2011-1424522.php" target="_blank">Télégramme du 9/9/2011</a> :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><i>La méconnaissance de ce phénomène devrait conduire l’État à mener, en collaboration avec des scientifiques intègres et objectifs du monde entier des projets </i><i>d’expérimentation grandeur nature pour déterminer les origines du développement des algues vertes. T. Merret, président de la FDSEA du Finistère.</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ceci vise clairement les chercheurs de l&rsquo;IFREMER qui ont conclu au lien entre flux de nitrates et dépôts d&rsquo;ulves et qui le défendent bec et ongles.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Le <a href="http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/algues-vertes-cent-agriculteurs-manifestent-a-hillion-20-12-2012-1949361.php" target="_blank">Télégramme</a> du 20 décembre 2012</span><sup><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote6sym" name="sdfootnote6anc"><sup>6</sup></a></span></sup><span style="font-size: medium;"> se fait l&rsquo;écho d&rsquo;une manifestation tenue par des agriculteurs devant un cabanon possédé par André Ollivro, l&rsquo;auteur des livres qui dénoncent les marées vertes et l&rsquo;agriculture. Ils considèrent que puisqu&rsquo;il visite régulièrement des élevages, c&rsquo;est leur tour de visiter son installation. Ils lui reprochent de ne pas être en règle tant au niveau permis de construire qu&rsquo;au point de vue assainissement, ce qu&rsquo;il nie.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Les commentaires hostiles à l&rsquo;égard du monde agricole sont innombrables, et de nombreux commentateurs regrettent la non-application du principe pollueur-payeur, demande reprise même par le Conseil Scientifique de l&rsquo;Environnement de Bretagne.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Or autant il peut être justifié sur le principe de vouloir prendre en compte dans le prix de revient des productions, quelles qu&rsquo;elles soient, leur coût environnemental, autant on imagine mal dans le contexte économique actuel (crises de la volaille, du lait, du porc) d&rsquo;augmenter leurs charges.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;"><b>Les agriculteurs sont fatigués à la fois du contexte économique, des contraintes croissantes qui leur sont imposées, et des attaques de ceux qu&rsquo;ils appellent quelquefois les &nbsp;&raquo;khmers verts&nbsp;&raquo;. Le contexte n&rsquo;est pas vraiment à une négociation apaisée. </b></span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a>Le Télégramme du 3 avril 2013</p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a>Le nouvel ordre écologique, Luc Ferry</p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p><a href="#sdfootnote3anc" name="sdfootnote3sym">3</a>Lire à ce sujet &nbsp;&raquo;Le parfum d&rsquo;Adam&nbsp;&raquo; de Jean-Christophe Rufin</p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p><a href="#sdfootnote4anc" name="sdfootnote4sym">4</a>&nbsp;&raquo;Quand on parle de désespoir des agriculteurs, on n&rsquo;exagère pas : la crise qui s&rsquo;abat sur eux est d&rsquo;une ampleur sans pareil. Depuis le début de l&rsquo;année, un agriculteur se suicide toutes les deux semaines en Bretagne.&nbsp;&raquo; Agnès Lebrun 26/2/2013</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p><a href="#sdfootnote5anc" name="sdfootnote5sym">5</a>Cheptel mesuré en UGB, c&rsquo;est à dire traduit en Unité Gros Bovins (source DRAAF Bretagne)</p>
</div>
<div id="sdfootnote6">
<p><a href="#sdfootnote6anc" name="sdfootnote6sym">6</a><span style="font-size: small;"> À l&rsquo;initiative des syndicats </span><span style="color: #000080;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">FDSEA</span></span></span><span style="font-size: small;"> et JA, une centaine d&rsquo;agriculteurs se sont retrouvés hier après-midi, près de la plage de la Granville, à </span><span style="color: #000080;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">Hillion</span></span></span><span style="font-size: small;">, au pied du cabanon du militant écologiste André Ollivro, connu notamment pour son combat contre les </span><span style="color: #000080;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">algues</span></span></span><span style="color: #000080;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">vertes.</span></span></span><span style="font-size: small;"> Après avoir fait le tour du terrain, les manifestants ont pu écouter </span><span style="color: #000080;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">Didier Lucas</span></span></span><span style="font-size: small;">, le président de la </span><span style="color: #000080;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">FDSEA</span></span></span><span style="font-size: small;"> 22, s&rsquo;interroger sur la légalité «de la présence de diverses installations de loisirs, de</span><i> </i><span style="font-size: small;">leurs conditions d&rsquo;implantation dans un secteur protégé et des</span><i> </i><span style="font-size: small;">conditions </span><span style="font-size: small;">d&rsquo;assainissement</span><i>».<br />
</i><span style="font-size: small;">Selon le responsable syndical, «André Ollivro a pris l&rsquo;habitude de visiter les élevages. Aujourd&rsquo;hui, ce sont les agriculteurs qui viennent vérifier ses installations». «Nos ennemis ne sont pas les écologistes. Mais là, nous parlons d&rsquo;anti-paysan. Nous devons avoir du respect quand nos interlocuteurs sont des écologistes convaincus et respectables. Pas pour les anti-paysans», a poursuivi Gildas Alleno, des Jeunes Agriculteurs.<br />
Absent à l&rsquo;heure du rassemblement, André Ollivro a réagi un peu plus tard: «La première chose, c&rsquo;est que la</span><span style="color: #000080;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">FDSEA</span></span></span><span style="font-size: small;">est en campagne électorale. La seconde, c&rsquo;est que ça les énerve que du haut de mon cabanon, je puisse voir ce qui se passe à l&rsquo;embouchure du Gouessant. J&rsquo;ai un captage ici et depuis 1994, les taux de nitrates sont passés de 20mg/l à 82mg/l. Ils font donc pression sur moi. Mais, je suis aux normes. Mon permis de construire date de 1967 et ça fait vingt ans que je suis au tout-à-l&rsquo;égout. Quant à la caravane, je vais la bouger». </span></p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ysergent.fr/WordPress3/2013/10/derriere-les-chercheurs-les-forces-en-presence/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
