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	<title>marées vertes:  que faire?marées vertes:  que faire? &#187; arrêté*</title>
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	<description>il &#34;suffit&#34; de baisser les taux de nitrates?</description>
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		<title>La Loi</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Oct 2013 13:10:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[arrêté*]]></category>
		<category><![CDATA[directive*]]></category>
		<category><![CDATA[eutrophisation]]></category>
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		<description><![CDATA[Tous les textes législatifs français concernant ce sujet trouvent leur source dans la Directive Européenne 91/676/CEE , du 12 décembre 1991, concernant la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles. Le premier &#160;&#187;considérant&#160;&#187; donne le ton : considérant que la teneur en nitrates de l&#8217;eau dans certaines régions des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Tous les textes législatifs français concernant ce sujet trouvent leur source dans la Directive Européenne</span><strong><span style="font-size: medium;"> <a href="http://eur-lex.europa.eu/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexplus!prod!DocNumber&amp;type_doc=Directive&amp;an_doc=1991&amp;nu_doc=676&amp;lg=fr" target="_blank">91/676/CEE</a> , du 12 décembre 1991, concernant la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles.</span></strong></p>
<p align="LEFT"><strong><span style="font-size: medium;">Le premier &nbsp;&raquo;considérant&nbsp;&raquo; donne le ton :</span></strong></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">considérant que la teneur en nitrates de l&rsquo;eau dans certaines régions des États membres est en augmentation et atteint déjà un niveau élevé par rapport aux normes fixées par la directive <a href="http://europa.eu/legislation_summaries/other/l28006a_fr.htm" target="_blank">75/440</a>/CEE ….. concernant la qualité requise des eaux superficielles destinées à la production d&rsquo;eaux alimentaires&#8230;..</span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">La directive de 1975 à laquelle il est fait allusion fixe pour les eaux destinées à la production d&rsquo;eau potable une limite maximale à 50 mg/l de nitrates, et une valeur guide à 25 mg/l.</span></p>
<p align="LEFT"><strong><span style="font-size: medium;">C&rsquo;est donc ce même taux de 50 mg/l adopté pour l&rsquo;eau potable qui sert de référence pour toutes les eaux de surface.</span></strong></p>
<p align="LEFT"><strong><span style="font-size: medium;">Ensuite, la directive est construite sur un </span></strong><strong><span style="font-size: medium;">principe d&rsquo;obligation de moyens</span></strong><strong><span style="font-size: medium;">, pas d&rsquo;une obligation de résultats ; encore s&rsquo;agit-il d&rsquo;obligation de moyens administratifs, même pas de moyens techniques (à l&rsquo;exception des limites d&rsquo;apports d&rsquo;azote d&rsquo;origine animale de 210 puis 170 Kg/ha qui sont déjà posées).</span></strong></p>
<p align="LEFT"><strong><span style="font-size: medium;">C&rsquo;est-à-dire que les États membres doivent identifier les &nbsp;&raquo;zones vulnérables&nbsp;&raquo;, dont les caractéristiques sont précisées, qu&rsquo;ils doivent prendre des mesures pour ces zones dans certains domaines qui sont précisés, mais que ces mesures elles-mêmes sont laissées à leur appréciation </span></strong></p>
<p align="LEFT"><strong><span style="font-size: medium;">C&rsquo;est dans l&rsquo;annexe 1 que l</span></strong><span style="font-size: medium;">es zones vulnérables </span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></span><span style="font-size: medium;"> ( celles sur les bassins versants desquels les pratiques agricoles devront être modifiées ) sont définies, en fonction de la qualité des eaux :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">les eaux de surface, qui doivent avoir des taux de nitrates</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></span><span style="font-size: medium;"> inférieurs à 50 mg/l, et tendre (valeur guide) vers 25 mg/l</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">les nappes phréatiques, qui doivent avoir des taux de nitrates inférieurs à 50 mg/l</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">enfin, et le texte de l&rsquo;alinéa 3 est important :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">les lacs naturels d&rsquo;eau douce, les autres masses d&rsquo;eau douce, les estuaires, les eaux côtières et marines (qui) ont subi ou risquent dans un avenir proche de subir une eutrophisation ….</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Toutes les zones concernées par cette directive doivent être classées zones vulnérables, et doivent faire l&rsquo;objet de mesures particulières.</span><sup><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote3sym" name="sdfootnote3anc"><sup>3</sup></a> </span></sup><span style="font-size: medium;"> Un bilan doit être effectué tous les 4 ans, suivi de la mise en place d&rsquo;un nouveau plan, d&rsquo;où l&rsquo;existence des plans quadriennaux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;">Cette directive a été traduite dans le droit français d&rsquo;abord par le décret du 27 août 1993, qui fût modifié, puis finalement abrogé en 2007 pour être transcrit dans le Code de l&rsquo;Environnement (<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006836770&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074220&amp;dateTexte=20111024&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">article R211/76</a>)</span><sup><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote4sym" name="sdfootnote4anc"><sup>4</sup></a></span></sup><span style="font-size: medium;"> dans des termes à peu près identiques, sauf en ce qui concerne les eaux subissant ou risquant de subir une eutrophisation.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Il y a en effet une petite différence entre la Directive Européenne, qui vise les eaux &nbsp;&raquo;</span><span style="font-size: medium;">qui ont subi ou risquent dans un avenir proche de subir une eutrophisation&nbsp;&raquo;, l&rsquo;eutrophisation étant définie</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote5sym" name="sdfootnote5anc"><sup>5</sup></a></span><span style="font-size: medium;"> dans le cadre de cette directive, comme le résultat d&rsquo;un enrichissement en composés azotés </span><span style="font-size: medium;"><i>(et en composés azotés seulement !)</i></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">et sa traduction dans le Code de l&rsquo;Environnement qui vise les eaux &nbsp;&raquo;qui ont subi ou risquent de subir une eutrophisation susceptible d&rsquo;être combattue de manière efficace par une réduction des apports en azote.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">La définition de l&rsquo;eutrophisation dans cette Directive Européenne est extrêmement limitative et presque absurde, tant il est faux de dire qu&rsquo;une eutrophisation peut être due aux seuls nitrates ; d&rsquo;ailleurs, dans une autre Directive Européenne de la même année (<a href="http://eur-lex.europa.eu/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexplus!prod!DocNumber&amp;lg=fr&amp;type_doc=Directive&amp;an_doc=1991&amp;nu_doc=271" target="_blank">91/271</a> relative au traitement des eaux urbaines résiduaires), une autre définition plus large est donnée : l&rsquo;enrichissement de l&rsquo;eau en éléments nutritifs, notamment des composés de l&rsquo;azote et/ou du phosphore&#8230;..</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Dans un cas comme dans l&rsquo;autre, aucune limite basse n&rsquo;est fixée, c&rsquo;est-à-dire que si une rivière est à 5 mg/l de nitrates, et qu&rsquo;il y a encore des marées vertes, la zone doit rester considérée comme vulnérable. Il y a bien à l&rsquo;article 6 une valeur de 25 mg/l sous laquelle on peut espacer les prélèvements, mais demeure la nécessité de surveiller l&rsquo;eutrophisation.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Il est très important de souligner qu&rsquo;en plus des taux maxima de 50 ppm dans l&rsquo;eau, qu&rsquo;elle soit souterraine ou superficielle, la loi impose que des mesures (non définies) soient prises pour faire diminuer les taux de nitrates jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il n&rsquo;y ait plus d&rsquo;eutrophisation, à condition toutefois que celle-ci soit &nbsp;&raquo;susceptible d&rsquo;être combattue de manière efficace par une réduction des apports en azote.&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Tout repose donc sur l&rsquo;interprétation de l&rsquo;expression &nbsp;&raquo;de manière efficace&nbsp;&raquo; du Code de l&rsquo;Environnement. Doit-on comprendre &nbsp;&raquo;efficace&nbsp;&raquo; comme &nbsp;&raquo;donnant des résultats en rapport avec les efforts entrepris&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-à-dire en prenant en compte le rapport coût bénéfice ? Ou plutôt comme &nbsp;&raquo;donnant des résultats quel que soit le coût des efforts entrepris&nbsp;&raquo; ?</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">La question est sans doute posée comme ça au niveau des décideurs politiques, elle ne l&rsquo;est jamais dans les médias. La réponse suppose qu&rsquo;on puisse donner une valeur au fait d&rsquo;avoir des plages propres, et une valeur au fait d&rsquo;avoir une activité économique (agriculture plus agroalimentaire) et qu&rsquo;on soit assuré que les efforts fait sur celle-ci porteront leur fruit sur celle-là.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Il convient de faire deux remarques :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">D&rsquo;abord la valeur &nbsp;&raquo;plages propres&nbsp;&raquo; peut être définie soit comme &nbsp;&raquo;plage attirante pour les touristes&nbsp;&raquo;, auquel cas on retiendra comme base le chiffre d&rsquo;affaires (ou la valeur ajoutée) de l&rsquo;activité touristique, ou définie comme &nbsp;&raquo;plage revenant à son état originel&nbsp;&raquo; (lequel?), auquel cas il est impossible de fixer un prix, certains pouvant considérer qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un impératif catégorique. On est là, bien sûr, en face de l&rsquo;opposition entre &nbsp;&raquo;environnement&nbsp;&raquo; et &nbsp;&raquo;deep ecology&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Ensuite, si l&rsquo;on retient l&rsquo;idée de comparer le coût et le bénéfice, on ne dispose à ce jour que des modèles dont se servent l&rsquo;IFREMER et le CEVA pour faire une estimation du taux de nitrates à atteindre pour un résultat donné. On verra qu&rsquo;une tentative d&rsquo;estimation a été faite pour le Yar et qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas très encourageante.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">En pratique, à la question :&nbsp;&raquo;cette eutrophisation peut-elle être combattue &nbsp;&raquo;de manière efficace&nbsp;&raquo; par une réduction des apports en nitrates ?&nbsp;&raquo; toutes les décisions politiques et judiciaires montrent qu&rsquo;il a été apporté une réponse positive. On peut quand même remarquer que le décret du 21 octobre 2011 a légèrement modifié la base de calcul de la surface qui sert de référence pour les apports d&rsquo;azote. Cette modification très critiquée par les associations environnementales est plutôt favorable aux agriculteurs. Certains politiques auraient-ils été perméables au doute ? Les scientifiques, eux, sont partagés, comme on le verra plus loin.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;">A partir de ces textes &nbsp;&raquo;fondateurs&nbsp;&raquo;, Directive Européenne d&rsquo;abord, puis <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000363400" target="_blank">décret</a> du 27 août 93 et finalement Code de l&rsquo;Environnement, un certain nombre de décrets ont été pris.</span><sup><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote6sym" name="sdfootnote6anc"><sup>6</sup></a></span></sup><span style="font-size: medium;"> Très schématiquement, il y a un abaissement des quantités d&rsquo;azote</span><sup><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote7sym" name="sdfootnote7anc"><sup>7</sup></a></span></sup><span style="font-size: medium;"> d&rsquo;origine animale, et d&rsquo;azote total autorisées par hectare, avec un certain assouplissement dans le décret de 2011 qui augmente la surface servant de référence au calcul. Par simplification, on peut retenir 170 Kg d&rsquo;azote par hectare, mais il y a des différence selon les zones, les types de production&#8230;.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Et enfin au niveau départemental, l&rsquo;ensemble est mis en musique par des <a href="http://www.bretagne.pref.gouv.fr/Les-actions-de-l-Etat/Environnement-et-prevention-des-risques/L-eau/Cadre-reglementaire/Protection-des-eaux-superficielles/Directive-nitrates/La-declinaison-de-la-Directive-Nitrates-en-Bretagne" target="_blank">Arrêtés Préfectoraux</a>, ceux de juillet 2009 (un arrêté par département) fixant les règles en Bretagne pour le quatrième plan quadriennal, et ceux de juillet 2010 qui amendent les précédents. Les amendements visent à rajouter des règles spécifiques pour les zones concernées par les algues vertes, c&rsquo;est-à-dire 8 bassins versants, avec en particulier un plafond d&rsquo;azote total (et non plus seulement d&rsquo;origine animale) et un traitement spécial pour les 2 baies pilotes (Lannion et St Brieuc), à savoir l&rsquo;obligation pour les exploitations agricoles de déclarer la totalité de leurs flux d&rsquo;azote, et des contraintes supplémentaires sur le calendrier d&rsquo;épandage.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">L&rsquo;origine des d&rsquo;arrêtés de juillet 2010</span><sup><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote8sym" name="sdfootnote8anc"><sup>8</sup></a></span></sup><span style="font-size: medium;"> tient à la mort d&rsquo;un cheval, et au malaise de son cavalier à St Michel-en-Grève en juillet 2009. (La</span><span style="font-size: medium;"> mort le même mois </span><span style="font-size: medium;">à Binic </span><span style="font-size: medium;">de Thierry Morfoisse, un chauffeur chargé du transport des algues vertes ramassées sur les plages ne sera pas imputée aux algues vertes sur le moment et ne l&rsquo;est d&rsquo;ailleurs officiellement toujours pas &#8211; même si pour les associations, il n&rsquo;y a aucun doute). Face à l&rsquo;émotion provoquée, un rapport a été demandé par le Premier Ministre. A la suite de ce <a href="http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_algues_vertes_CGAAER_CGEDD_janv2010.pdf" target="_blank">rapport</a> rendu en janvier 2010, la préfecture de Région de Bretagne a publié dès février 2010 un <a href="http://www.bretagne.pref.gouv.fr/Les-actions-de-l-Etat/Environnement-et-prevention-des-risques/L-eau/Plan-de-lutte-contre-les-algues-vertes" target="_blank">plan</a> de lutte contre les algues vertes assez détaillé, prévoyant des financements à la hauteur de l&rsquo;émotion du moment.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;">Les objectifs sont les suivants :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;">dès 2010-2011 :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Assurer une gestion irréprochable des algues vertes</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Engager des actions pour réduire les flux de nitrates</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;">à échéance de 2015 :</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Obtenir une réduction des flux de nitrates de 30 à 40 % au moins dans les huit baies ciblées comme prévu au titre du SDAGE et dans les conclusions du Grenelle de la mer.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Et les axes d&rsquo;action retenus sont les suivants :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;">Améliorer les connaissances par la création d&rsquo;un groupement de recherche</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Assurer la sécurité sanitaire des personnes et la salubrité du littoral</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Accompagner les collectivité dans la collecte et le traitement des algues vertes</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Réduire les flux de nutriments en provenance des installations de traitement des eaux usées domestiques et industrielles</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Donner à l&rsquo;agriculture les moyens d&rsquo;un développement durable</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote9sym" name="sdfootnote9anc"><sup>9</sup></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;">Le Conseil Scientifique de l&rsquo;Environnement en Bretagne a protesté vivement contre l&rsquo;ordre de ces axes d&rsquo;action qui est inversé par rapport à celui qui était proposé dans le rapport rendu au Premier Ministre précédemment. En fait le financement prévu est bien orienté presque exclusivement vers la baisse des taux de nitrates, donc sur le dernier des axes dans l&rsquo;ordre de présentation.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">En résumé, jusqu&rsquo;à ce plan de lutte contre les algues vertes de la Région Bretagne, toute la chaîne réglementaire est basée sur une <b>obligation de moyens</b>, moyens à prolonger dans le temps jusqu&rsquo;à obtention d&rsquo;un double résultat, baisse des taux de nitrates d&rsquo;une part, et disparition de l&rsquo;eutrophisation (les marées vertes en l’occurrence) d&rsquo;autre part. Mais cette disparition des marées vertes n&rsquo;est traitée que comme un marqueur, un &nbsp;&raquo;thermomètre&nbsp;&raquo; de la lutte contre les nitrates. Pour la première fois dans le Plan de lutte breton sont évoqués des objectifs de taux à atteindre, 30 à 40 % de baisse sur les rivières &nbsp;&raquo;responsables&nbsp;&raquo; des marées vertes, donc une <b>obligation de résultats</b>. Pour la première fois aussi sont regroupées dans un même texte des mesures touchant le ramassage des algues, le travail de recherche nécessaire et la lutte contre les nitrates dans les rivières.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><b>Dans un cas comme dans l&rsquo;autre, tout est fait comme si les marées vertes étaient exclusivement un effet indésirable des flux de nitrates trop élevés.</b></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">En 2013, le cinquième plan quadriennal est en préparation.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Avant d&rsquo;aborder la situation de la Bretagne, je suggère au lecteur insomniaque la lecture de la <a href="http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/DGPAATC20093119Z.pdf" target="_blank">Circulaire</a> du Ministre de l&rsquo;Alimentation, de l&rsquo;Agriculture et de la Pêche du 24 novembre 2009 fixant le cadre de la &nbsp;&raquo;mise en œuvre de l&rsquo;indemnité compensatoire de contrainte environnementale&nbsp;&raquo; pour 2009 . C&rsquo;est une merveille qui devrait ravir tous les amateurs de Sempé</span><sup><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote10sym" name="sdfootnote10anc"><sup>10</sup></a></span></sup><span style="font-size: medium;"> et peut remplacer une dose de somnifère à assommer un cheval de taille moyenne. Mais elle a le mérite de montrer qu&rsquo;il n&rsquo;est pas facile de faire rentrer la réalité dans des cases sans la simplifier à l&rsquo;excès.</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Face à ces contraintes légales, quelle est la <a href="http://http://www.bretagne.developpement-durable.gouv.fr/bilan-2011-a1762.html" target="_blank">situation</a> de la Bretagne ?</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">En ce qui concerne les eaux de surface, seuls 5% des sites</span><sup><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote11sym" name="sdfootnote11anc"><sup>11</sup></a></span></sup><span style="font-size: medium;"> dépassent encore 50mg/l<sup><a href="#sdfootnote12sym" name="sdfootnote12anc"><sup>12</sup></a></sup>. Pour mesurer les progrès réalisés, il faut savoir que près de 40% des sites étaient au-dessus de 50 mg/l en 1998, et encore 22% en 2004. 5</span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Pour les nappes phréatiques, il reste de gros progrès à accomplir, puisqu&rsquo;il reste 16 stations sur les 54 stations suivies qui sont à des taux supérieurs à 50 ppm. Le temps de réponse des nappes phréatiques aux efforts effectués est beaucoup plus long que celui des eaux de surface. A ce jour aucune étude n&rsquo;a mis en évidence de lien entre niveau des nitrates dans les nappes phréatiques et marées vertes, mais on ne peut pas en déduire qu&rsquo;il n&rsquo;y en a pas.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: medium;">C&rsquo;est surtout au niveau des masses d&rsquo;eau subissant ou risquant de subir une eutrophisation qu&rsquo;il risque d&rsquo;y avoir des problèmes</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote13sym" name="sdfootnote13anc"><sup>13</sup></a></span><span style="font-size: medium;">. Les chercheurs de l&rsquo;IFREMER évoquent depuis des années un taux de nitrates de 10 mg/l, voire moins dans le Yar</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote14sym" name="sdfootnote14anc"><sup>14</sup></a></span><span style="font-size: medium;"> pour commencer à avoir un effet sur le phénomène des marées vertes. Ils ont même fait plus récemment</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote15sym" name="sdfootnote15anc"><sup>15</sup></a></span><span style="font-size: medium;"> des simulations à 1,5 ppm de nitrates , ce qu&rsquo;ils appellent une qualité d&rsquo;eau &nbsp;&raquo;pristine&nbsp;&raquo;</span><span style="font-size: medium;"><a href="#sdfootnote16sym" name="sdfootnote16anc"><sup>16</sup></a></span><span style="font-size: medium;"> pour constater que même à ce niveau le phénomène serait réduit probablement de 80 à 95% selon les endroits concernés, mais pas éliminé. Ce qui signifie qu&rsquo;on va être beaucoup plus exigeant pour l&rsquo;eau des rivières que pour une eau potable (50 ppm pour tout le monde, 25 ppm pour nourrissons, femmes enceintes et allaitantes) sans avoir de certitude pour autant que les marées vertes disparaîtront.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;"><b>La loi dit que les taux de nitrates doivent être inférieurs à 50 mg/l, et aussi inférieurs à tout niveau qui permettrait une eutrophisation.</b></span></p>
<p align="LEFT"><span style="font-size: medium;">Autrement dit, l&rsquo;eutrophisation est interdite. Or elle peut survenir dès 1 à 2 mg/l dans les lacs de barrage ; va-t-on interdire les lacs de barrage ? On sait que beaucoup d&rsquo;écologistes y seraient assez favorables.</span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a><span style="font-size: small;"> &nbsp;&raquo;Les eaux visées à l&rsquo;article 3 paragraphe 1 sont définies en fonction, entre autres, des critères suivants:</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> 1) si les eaux douces superficielles, notamment celles servant ou destinées au captage d&rsquo;eau potable, contiennent ou risquent de contenir, si les mesures prévues à l&rsquo;article 5 ne sont pas prises, une concentration de nitrates supérieure à celle prévue par la directive 75/440/CEE;*</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> 2) si les eaux souterraines ont, ou risquent d&rsquo;avoir, une teneur en nitrate supérieure à 50 milligrammes par litre si les mesures prévues à l&rsquo;article 5 ne sont pas prises;</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> 3) si les lacs naturels d&rsquo;eau douce, les autres masses d&rsquo;eau douce, les estuaires, les eaux côtières et marines ont subi ou risquent dans un avenir proche de subir une eutrophisation si les mesures prévues à l&rsquo;article 5 ne sont pas prises.&nbsp;&raquo; extrait de la Directive 91/676 de la Communauté Européenne, Annexe 1, paragraphe A</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym">2</a>Les taux retenus par la réglementation sont des centiles 90, c&rsquo;est à dire les taux sous lesquels se trouvent 90% des mesures. Ces taux sont nettement supérieurs aux taux moyens, et inférieurs aux taux maxima. Il faut noter que les centiles 90 ont baissé ces dernières années plus vite que les taux moyens, ce qui traduit une baisse des maxima, c&rsquo;est-à-dire des pics de pollution.</p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p><a href="#sdfootnote3anc" name="sdfootnote3sym">3</a><span style="font-size: small;"> 1. En vue d&rsquo;assurer, pour toutes les eaux, un niveau général de protection contre la pollution, les États membres, dans un délai de deux ans à compter de la notification de la présente directive:</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> a) établissent un ou des codes de bonne pratique agricole, qui seront mis en œuvre volontairement par les agriculteurs et qui devraient contenir au moins les éléments énumérés au point A de l&rsquo;annexe II;</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> b) élaborent au besoin un programme prévoyant la formation et l&rsquo;information des agriculteurs en vue de promouvoir l&rsquo;application du ou des codes de bonne pratique agricole.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> 2. Les États membres présentent à la Commission les modalités de leurs codes de bonne pratique agricole et celle-ci inclut des informations sur ces codes dans le rapport visé à l&rsquo;article 11. À la lumière des informations reçues, la Commission peut, si elle l&rsquo;estime nécessaire, faire des propositions appropriées au Conseil. (article 4 de la Directive 91/676 de la Communauté Européenne)</span></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p><a href="#sdfootnote4anc" name="sdfootnote4sym">4</a><span style="font-size: small;"> (Article R211-76.) du Code de l&rsquo;Environnement :</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: small;"> I. &#8211; Pour la désignation des zones vulnérables, sont définies comme atteintes par la pollution :</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> 1° Les eaux souterraines et les eaux douces superficielles, notamment celles servant au captage d&rsquo;eau destinée à la consommation humaine, dont la teneur en nitrate est supérieure à 50 milligrammes par litre ;</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> 2° Les eaux des estuaires, les eaux côtières et marines et les eaux douces superficielles qui ont subi une eutrophisation susceptible d&rsquo;être combattue de manière efficace par une réduction des apports en azote.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> II. &#8211; Pour la désignation des zones vulnérables, sont définies comme menacées par la pollution :</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> 1° Les eaux souterraines et les eaux douces superficielles, notamment celles servant au captage d&rsquo;eau destinée à la consommation humaine, dont la teneur en nitrate est comprise entre 40 et 50 milligrammes par litre et montre une tendance à la hausse ;</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> 2° Les eaux des estuaires, les eaux côtières et marines et les eaux douces superficielles dont les principales caractéristiques montrent une tendance à une eutrophisation susceptible d&rsquo;être combattue de manière efficace par une réduction des apports en azote.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p><a href="#sdfootnote5anc" name="sdfootnote5sym">5</a><span style="font-size: small;"> « eutrophisation » : l&rsquo;enrichissement de l&rsquo;eau en </span><span style="font-size: small;"><b>composés azotés</b></span><span style="font-size: small;">, provoquant un développement accéléré des algues et des végétaux d&rsquo;espèces supérieures qui perturbe l&rsquo;équilibre des organismes présents dans l&rsquo;eau et entraîne une dégradation de la qualité de l&rsquo;eau en question ;</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote6">
<p><a href="#sdfootnote6anc" name="sdfootnote6sym">6</a><span style="font-size: small;">Le premier, le 4 mars 1996 marque le début du premier plan quadriennal (1997-2000), et parmi de nombreuses mesures définissant les contraintes à respecter en matière de fertilisation azotée et d&rsquo;épandage, fixe à 210 kg la quantité d&rsquo;azote d&rsquo;origine animale pouvant être épandu par hectare (sans plus de précision sur la définition de l&rsquo;hectare à prendre en compte)</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: small;"> Le second, le 10 janvier 2001 abroge le précédent, et fixe de nouveau la limite d&rsquo;azote à apporter à 210 kg par hectare, mais il s&rsquo;agit cette fois de Surface Agricole Utile (SAU), déduction faite des surfaces où l&rsquo;épandage est interdit ; et cette limite doit descendre à 170 kg/ha au plus tard le 20 décembre 2002.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: small;"> Des contraintes particulières sont fixées pour les zones en excédent structurel (ZES), c&rsquo;est à dire les cantons où l&rsquo;apport total d&rsquo;azote (et non plus seulement d&rsquo;origine animale) est supérieur à 170 kg/ha de surface épandable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: small;"> Enfin un décret du 10 octobre 2011 conserve la limite de 170 kg/ha, mais il s&rsquo;agit cette fois de Surface Agricole Utile, sans déduction, ce qui amène les associations environnementales à protester.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div id="sdfootnote7">
<p><a href="#sdfootnote7anc" name="sdfootnote7sym">7</a>On passe d&rsquo;une Directive sur les nitrates à des rejets d&rsquo;azote ; c&rsquo;est simplement une façon de mesurer les nitrates (qui sont des oxydes d&rsquo;azote) et d&rsquo;inclure d&rsquo;autres composés azotés, l&rsquo;ammoniaque par exemple.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div id="sdfootnote8">
<p><a href="#sdfootnote8anc" name="sdfootnote8sym">8</a><span style="font-size: small;"> Les deux séries d&rsquo;arrêtés de juillet 2009 et juillet 2010 ont été annulées par le tribunal administratif en mars 2013 à la suite de la demande d&rsquo;une association environnementale, Eaux et Rivières. Celle-ci avait demandé l&rsquo;annulation des arrêtés de juillet 2009 parce qu&rsquo;ils ne prévoyaient rien de spécial pour les bassins versants à algues vertes, ils ont tous été annulés ensemble.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote9">
<p><a href="#sdfootnote9anc" name="sdfootnote9sym">9</a><span style="font-size: small;">Ce dernier axe se décompose lui-même en plusieurs actions :</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> Engager la reconquête des zones naturelles (zones humides, prairies, haies&#8230;)</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> Faire évoluer l&rsquo;agriculture vers des systèmes de production à très basses fuites d&rsquo;azote</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> Développer des filières de traitement des lisiers par méthanisation</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> Améliorer le respect des réglementations, en particulier par la mesure des reliquats, c&rsquo;est à dire des quantités d&rsquo;azote qui quittent chaque parcelle</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote10">
<p><a href="#sdfootnote10anc" name="sdfootnote10sym">10</a><span style="font-size: small;"> ( Sempé, auteur, entre autres, de &nbsp;&raquo;Rien n&rsquo;est simple&nbsp;&raquo;, et &nbsp;&raquo;Tout se complique&nbsp;&raquo; )</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote11">
<p><a href="#sdfootnote11anc" name="sdfootnote11sym">11</a><span style="font-size: small;"> 6 sites en 2010-2011 sur les 114 sites faisant l&rsquo;objet d&rsquo;un suivi régulier de la part de la DREAL.</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote12">
<p><a href="#sdfootnote12anc" name="sdfootnote12sym">12</a>Il s&rsquo;agit toujours de centiles 90, la législation française s&rsquo;est alignée sur la Directive Européenne, et les moyennes et maxima ont été abandonnés au profit du centile 90.</p>
</div>
<div id="sdfootnote13">
<p><a href="#sdfootnote13anc" name="sdfootnote13sym">13</a><span style="font-size: small;"> et au titre duquel la France pourrait être condamnée par la Cour de justice de l&rsquo;Union Européenne. </span></p>
</div>
<div id="sdfootnote14">
<p><a href="#sdfootnote14anc" name="sdfootnote14sym">14</a><span style="font-size: small;"> Le Yar représente la majeure partie du flux de nitrates arrivant en baie de la Lieu de Grève -22</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote15">
<p><a href="#sdfootnote15anc" name="sdfootnote15sym">15</a><span style="font-size: small;"> Simulation de l&rsquo;effet sur l&rsquo;eutrophisation côtière bretonne de 3 scénarios de réduction des teneurs en nitrate et phosphate de chaque bassin versant breton et de la Loire. Dussauze M. et Menesguen A., 2008</span></p>
</div>
<div id="sdfootnote16">
<p><a href="#sdfootnote16anc" name="sdfootnote16sym">16</a><span style="font-size: small;"> Pristine =ancien, antérieur ( Littré )</span></p>
</div>
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